Je suis un hérétique

La question centrale et essentielle des hérésies chrétiennes (cathares, manichéens et autres bogomiles :)) est :

Comment penser qu’un monde qui génère autant de souffrance inévitable de par ses propres lois aveugles puisse être l’œuvre d’un dieu bon, du « bon Dieu » ?

Comment le remercier si nous pensons que ce Dieu des cieux est créateur de notre monde ?

Récemment, j’ai fait une retraite catholique à l’abbaye de Clairval, je n’ai pas pu résister plus de 3 jours, même si ça a été très enrichissant. Par ex, j’ai bien aimé la phrase répétée « il faut mettre de l’ordre dans nos passions désordonnées ».

Toutefois, dans le préambule des exercices spirituels de St Ignace de Loyola (très riches au demeurant) sur lesquels on travaille lors de cette retraite, on lit (et les moines insistaient beaucoup là-dessus) : 
Avant toutes choses, « Principe et fondement : L’homme est créé pour louer, honorer et servir Dieu et ainsi sauver son âme. »

Or en aucun de ces points, je ne suis en accord. D’où mon départ prématuré de la retraite. Je me rends compte que je suis en colère depuis pas mal de temps en fait contre l’idée que le créateur de ce monde est bon. Ou encore attribuer toute cette souffrance à un Dieu bon me paraît totalement incohérent. Je suis trop sensible à la souffrance du monde. Et je suis incapable littéralement de remercier Dieu ou de chanter ses louanges. Ça me bloque complètement. C’est émotionnel,et c’est soutenu par l’intellect.
Depuis, je suis incapable d’assister à une messe.

Pourtant, j’ai eu une discussion en toute amitié avec un moine bénédictin sur mon impossibilité émotionnelle et intellectuelle à concilier l’observation omniprésente du mal et de la souffrance dans notre monde et l’idée d’un Dieu bon qu’il faudrait louer, encenser tous les jours. Le mal ne peut être considéré seulement comme une absence de bien. Le bien, c’est le bien, le mal, le mal.

Je reviens sur mon problème théologique qui concerne l’explication du mal à l’œuvre dans notre monde et qui m’empêche de remercier Dieu et même de réciter le « Notre Père ». Si vous pouviez m’apporter quelques lumières ? Je crains de devenir totalement hérétique.
La première vérité du bouddhisme (il y en a 4) : « la vie est souffrance. »

C’est assez facile à observer.

Dans le « Notre Père », la prière que nous a enseignée Jésus, nous lisons « Notre Père qui êtes aux cieux » donc Il n’est pas ici-bas mais aux Cieux, c’est clair. Il n’habite pas notre monde. Il est absent.
Dans la même veine, « Mon royaume n’est pas de ce monde. » dit Jésus. Là, c’est cohérent. « Lucifer est le prince de ce monde » (Jean, 12:31) voire encore mieux (ou plutôt pire) « le Dieu de ce monde » (Saint Paul, 2 Corinthien 4.4).
Le démiurge œuvre largement dans ce monde de souffrance. Mais pas totalement. Bien sûr nous pouvons être saisis par la beauté de la nature, la merveilleuse complexité de notre corps. Pourtant ces mêmes lois de la nature si belles en un sens vont provoquer maladie, vieillesse, souffrance et loi de la jungle dans la cinématique de la nature. Cette souffrance et en même temps sa beauté et perfection imparfaite (petite tentative pour exprimer et concilier les contraires) sont générées inéluctablement par les lois qui gouvernent la création. Et Jésus vient apporter sa lumière. Une lumière qui traverse difficilement la gangue de boue de notre monde.
Et nous avons en nous une lumière qui nous fait tendre vers le beau, le bien, le vrai. Enfin pour une minorité d’entre nous (ce qui est déjà problématique, une très grande majorité d’âmes ne connaîtra pas la lumière, et quelques milliards souffriront une bonne partie de leur vie). Nos âmes sont emprisonnées dans leur corps de souffrance. (enfin les rosicruciens auraient plutôt tendance à dire que le corps est le temple de l’âme, ce qui est une perspective tout de même plus positive !)
« Le royaume de Dieu est au-dedans de nous » (Luc, chap 17, v21, traduction de l’abbé Jean-Baptiste Glaire ratifiée par le St Siège )

D’ailleurs un exercice spirituel de Saint Ignace le suggère clairement que notre corps est une prison.
Jésus nous révèle comment nous en libérer. Nous prions pour que le royaume des cieux advienne et que ce royaume de boue disparaisse.

« Notre Père qui es aux cieux, que ton règne vienne ». (prière du Notre Père, pour ceux qui connaissent pas)

C’est donc qu’il ne règne pas actuellement sur notre monde ! C’est pourtant clair (que diable !) !

C’est en m’opposant que j’ai trouvé des réponses, que j’ai circonscrit mes arguments. Le « bon Dieu » (au sens de Dieu exact), celui qu’on doit vénérer n’est pas le créateur de ce monde. Sinon il y a incohérence totale.
Du coup dans le « Notre père », je glorifie le Dieu des cieux qui règne sur le monde invisible, le parfait, le métaphysique, celui des anges, des êtres spirituels ? Suis-je dans une hérésie totale si je l’interprète comme ça ? Sans doute du point de vue du dogme catholique.
Comment penser qu’un monde qui génère autant de souffrance inévitable de par ses propres lois aveugles puisse être l’œuvre d’un dieu bon, du « bon Dieu » ? Comment le remercier si nous pensons que ce Dieu des cieux est créateur de notre monde ? Je n’ai pas envie de remercier, de louer un Dieu qui crée un monde générant autant de souffrance. Sinon on est proche du syndrome de Stockholm.
Par ailleurs, où est la justice divine quand nous voyons par ex que suivant le lieu où l’on naît, on peut vivre de manière confortable dans les riches pays occidentaux ou de manière misérable pour des millions voire milliards d’habitants ? Quelle est la possibilité d’évolution favorable pour une femme qui naît au Yemen ou en Afghanistan par ex ou des personnes dans les pays où pauvreté, méchanceté, cruautés, et famines sévissent ?

Les ministres, les serviteurs du dogme et culte catholique me disent « c’est la conséquence du péché originel ».

Ce n’est pas du tout une explication satisfaisante, il suffit de creuser un peu, vous le comprenez bien. Ou alors nous avons droit à une justice de Dieu aveugle et sans pitié. Et dans ce cas, où est le Dieu de miséricorde, d’amour ? La faute d’un hypothétique ou mieux mythique péché originel se transmettrait sur les générations d’hommes et de femmes qui sont nés et n’ont rien demandé à personne ? C’est injuste. Et d’ailleurs, cette compréhension du péché originel est-elle juste ?

Ce qui est symbolique, et mythique, bien des catholiques l’interprètent au premier degré. Mais l’allégorie du péché originel, si l’on veut lui trouver sa vérité fondamentale, n’est-elle pas de méditer sur le fait que l’homme en s’éloignant de Dieu, de sa lumière choit dans la souffrance et l’obscurité ? Et tout le cheminement de la Bible n’est-il pas de dire, rapprochez-vous de votre conscience, cherchez la pureté, le bien et la droiture dans vos actions, paroles et pensées et vous connaîtrez la sérénité ?

En réalité, je pense qu’une position satisfaisante n’est pas de raisonner sur un Dieu d’amour etc. où en fait nous projetons des qualités humaines mais bien sur un Dieu impersonnel avec sans doute des « envoyés » qui nous montrent qu’une lumière existe, qu’un monde qui n’est pas de ce monde existe. D’ailleurs la genèse et le prologue St Jean possèdent des aspects dualistes assez évidents.

Genèse, premier jour (1, 3-4) : Dieu dit qu’il y ait de la lumière ! » et il y eut de la lumière. Dieu vit que la lumière était bonne, et il sépara la lumière des ténèbres. »

Prologue de L’évangile de Jean : « et la vie était la lumière des hommes.
Et la lumière luit dans les ténèbres,
Et les ténèbres ne l’ont pas saisi. »

Je crois déceler aussi une influence zoroastrienne (Zoroastre le premier, vers – 1000 av. JC, tout de même, le premier à poser cette question quant à la difficulté de penser un Dieu bon seulement, et qui du coup parlait d’un Dieu inintelligible et « absent », et de deux principes Bien et Mal qui œuvrent dans notre monde avant sa réintégration totale dans la sphère du Bien).

Le moine bénédictin me recommandait de prier Marie pour me sortir de tout ça, pour m’éclairer. Mais voici, ce que je lui répondais : 
Je n’arrive pas à prier Marie, car seul le silence me répond. J’ai l’impression de faire simple œuvre d’imagination quand je le fais. En ce moment je suis bloqué pour prier à la manière chrétienne catholique, et pour remercier Dieu de quoi que ce soit, même si la vision dualiste me le permettra sans doute mieux.

Et si je me pose des questions à moi, en moi, j’obtiens dans le calme des réponses que je ne pense pas définitives mais qui ont la qualité de la clarté et d’une certaine évidence, et d’être en accord avec ce que je ressens au plus profond.
Mais prier à la manière catholique… seul le silence répond. Je suis lucide et sincère.

Et je me dis qu’au XIIIième siècle pour ces pensées sincères, j’aurais pu être jugé comme hérétique et brûlé vif sauf si j’abjurais ma foi.

N.B. : En février 1231, Grégoire IX publie la constitution Excommunicamus, qui prescrit la détention à vie pour les hérétiques repentis et la peine de mort pour les hérétiques obstinés. (source : Wikipédia)

Publié dans religion, spiritualité | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Gnose luciférienne

Peut-être que la souffrance que nous endurons est celle de Lucifer ?
Peut-être que nous sommes tous des lucifériens,
Que Jésus tente encore et encore de racheter auprès de Dieu.
Des enfants de Lucifer.
Lucifer a créé son propre enfer.
Nous sommes ses anges déchus,
Et nous tentons de récupérer nos ailes.

Lucifer de Gustave Doré :

Publié dans religion, spiritualité | Tagué , , , | Laisser un commentaire

Chronique de « Vivons-nous plus d’une seule vie » de Jeffrey Iverson

La preuve que la réincarnation existe. Une démarche scientifique de vérification des faits par de multiples historiens est appliquée.
Ce livre est seulement trouvable d’occasion et peu d’exemplaires doivent encore circuler, du moins en français.

Présentation :

Vivons-nous une seule vie ?


La preuve de la réincarnation. Livre fascinant. Encore un livre qui ne paie pas de mine, sur lequel je suis tombé par hasard chez un brocanteur, et qui pourtant est capital, essentiel pour asseoir notre conviction que la réincarnation existe.

Préambule : Par esprit de déduction c’est à dire partir de principes abstraits pour logiquement arriver à une conclusion, je crois à la réincarnation. Une intelligence suprarationelle organise l’univers. Il y a quelque chose en nous, dans notre nature qui tend vers le bien. Cette tendance à vouloir le bien est donc une conséquence, une création de cette intelligence « divine ».
Le divin en nous tend vers le bien. Mais ce bien, pour se développer, a besoin de plusieurs incarnations. Il est bien évident qu’en une vie, il est difficile pour la très très grande majorité (dont je fais partie) des femmes et des hommes, d’atteindre de très loin même une approximative perfection.:) Il est donc logique que nous ayons besoin de plusieurs vies pour témoigner de la perfection du divin en nous. C’est cohérent à partir des présupposés raisonnables que je viens d’expliquer.

Le livre proprement dit :
Ce livre, lui, n’est pas déductif mais empirique. C’est à dire inductif.  Il présente en détail et en profondeur le cas principal d’une femme américaine, Jane Evans, qui, lors de séances d’hypnose par Arnall Bloxham, en régression, se remémore 7 vies antérieures à des époques reculées (antiquité, moyen-âge avec le massacre de juifs à York, et xvieme siècle) qui se passent dans des lieux et à des époques qu’elle ne peut connaitre de son vivant.

Un seul exemple bien argumenté et vérifié permet d’affirmer que la réincarnation est une réalité. Et ce cas le montre. Nous ne sommes pas dans le cas du quantitatif mais du qualitatif.Cette femme se remémore des scènes décrites à la première personne du singulier (et ce point est important). Au fur et à mesure, elle revit les choses avec un luxe de précisions et des détails historiques que seul des historiens experts peuvent connaître et confirmer. C’est parfois émouvant à lire car elle revit littéralement ces vies. Or elles se terminent souvent de manière dramatique avec des morts violentes. Des historiens écoutent les séances de régression et confirment.Je ne connaissais pas le massacre même par le feu de juifs d’York (hommes, femmes, enfants) au moyen-âge. Elle se remémore aussi une vie d’épouse romaine en Bretagne qui évoque des histoires d’empereur romain dont tous les détails pourtant méconnus ont été vérifiés par des historiens.

Dans une autre vie qui m’a surpris, elle est la servante de Jacques Cœur, un riche homme français important à l’époque de Charles VII dont le nom est bien connu des milieux ésotériques (mais l’auteur américain n’est visiblement pas au courant de cet aspect). Ce qui est sûr, c’est que tous les détails concernant la vie de la cour de Charles VII avec ses maîtresses notamment sont rigoureusement exacts et elle donne une parfaite description des décors des hôtels particulier de Jacques Cœur.
Tous les détails ont été vérifiés soit en allant sur place soit en interrogeant de multiples historiens.
Tout ceci emporte notre conviction.

À  noter :
Les réincarnations décrites ne s’inscrivent pas dans une même ligne héréditaire.
D’autre part, entre la première des 7 vies décrites de Jane Evans et la dernière , je ne note pas de progression spirituelle. Je n’ai pas l’impression d’un mécanisme où une vie suivante viendrait pour corriger les erreurs d’une vie passée ce qui est la théorie en vogue dans certains courants spirituels. La dernière vie de Jane Evans concerne une religieuse dans un couvent du début XXième mais celle-ci ne semble pas avoir la vocation et est frustrée par sa vie cloîtrée. Pas d’illumination. De toute manière cet angle spirituel n’est pas du tout celui du livre. Il ne semble pas y avoir non plus de continuité entre les personnalités, les caractères.
Toutes les réincarnations de Janes Evans sont des femmes.

La régression d’un sujet homme concerne la vie d’un homme frustre, marin de la marine de guerre anglaise (là aussi avec des détails saisissants). Il semblerait donc que nous ne changions pas de sexe lors des réincarnations.
Les vies évoquées dans les régressions concernent des vies tout à fait ordinaires. Aucune n’est la réincarnation d’une célébrité de l’histoire.
Question qu’on peut se poser :
Est-ce que toutes les personnes décédées vivent une réincarnation (du moins le principe éternel qu’elle porterait, qu’on peut appeler âme ou corps psychique) ou seulement certaines ? Les autres retournant au néant ? La question ne trouve pas ici de réponse. Si mes présupposés sont corrects, à savoir qu’un Principe bon œuvre en nous, il serait cohérent de le penser.
Une hypothèse (absolument pas évoquée dans le livre) audacieuse et ésotérique et qui expliquerait que les vies antérieures ne correspondent pas une lignée ancestrale serait que les sujets hypnotisés ont accès à la mémoire akashique de manière… anarchique. Du coup, ce ne serait pas exactement ce qu’on pourrait appeler des réincarnations.

Extrait préface :

Publié dans chronique, Livres, Non classé, religion, spiritualité | Tagué , , , , , , | 8 commentaires

Mon aventure (et mésaventures) sur le chemin de St Jacques, épisode 2 : le gardien du seuil.

Le lundi 10 août 2020, le jour où j’ai le plus souffert dans ma chair, où ma volonté en a le plus bavé, je pense. ^^ On peut dire que ma volonté fut trempée dans la lave de la forge de Vulcain.

Rappel de l’épisode précédent (pour le lire, c’est ici : https://jeanbaptistemessier.blog/2020/08/21/mon-aventure-et-mesaventures-sur-le-chemin-de-st-jacques/ ) : A cause du COVID, je n’ai guère le choix dans mes dates, et me voilà en pleine canicule à essayer de parcourir le Chemin entre Langres et le Vézelay. Le premier jour fut très dur, le second sera terrible. ^^

Objectif : Is-sur-Tille, non loin de Dijon pour situer. Je quitte la Lorraine, je pénètre la Bourgogne.

Photo du début de cette journée dantesque, enfin infernale, qui donne une sensation de fraîcheur paradoxalement, après une nuit étonnamment paisible (je ne pensais pas me reposer aussi facilement pour une nuit en plein nulle part) en tente quelque part entre Aujeurres et Vaillant (à cœur vaillant, rien d’impossible)  :

Vaillant_St_Jacques_Aujeurres

 

VaillantJe me levai avec déjà de bonnes ampoules au pied vers 5h30, et je dus marcher dès 6h plus de 30 km en plein cagnard avec 6l d’eau, poussé par la nécessité, car aucun point d’hébergement, ni de ravitaillement sur mon passage avant mon point d’arrivée à Is-sur-Tille.

Soleil de plomb (fondu s’il vous plaît).

oran-sous-un-soleil-de-plomb

La souffrance fut exemplaire et devoir de chercher très loin dans mes profondeurs, la volonté, et les capacités d’arriver, aussi. D’autant que sur la dernière partie du parcours, il y avait très peu d’ombres, d’arbres, de bosquets. Et j’étais obligé de calculer mes efforts pour aller d’ombres en ombres salutaires. Je me souviens de ce dernier champ à la terre craquelée, de la terre sèche creusée de sillons, une terre exsangue, une terre qui part en poudre, en poussière… mais tout vaut mieux que le bas côté de la route avec les pieds qui brûlent… même cette terre-là est bienfaitrice. Un long champ, plein soleil, que je traversais avec le sentiment d’une délivrance qui arrive. Et le panneau d’arrivée : Is-sur-Tille.

Je vous laisse imaginer.

Is_sur_Tille2Capture

Is-sur-Tille, charmante bourgade au demeurant dont voici un morceau photographié, et volé à l’obsession d’enfin arriver après une épreuve extrêmement mobilisante au niveau physique et mental :
Is_sur_Tille

Alors finalement, j’ai retrouvé ce passage sur le « gardien du seuil » qui convient parfaitement à la situation (source : https://www.leblogdesrapportshumains.fr/gardiens-du-seuil/) » :
« Vous savez que j’aime bien rendre à César ce qui lui appartient. Aussi, nous devons l’appellation de gardien du seuil au père du concept du voyage du Héros, monsieur Joseph Campbell, dans le livre de référence sur le sujet : le héros aux mille et un visages.

Les gardiens du seuil ne sont ni plus ni moins qu’une métaphore pour symboliser tous les éléments qui vous empêchent de réaliser quelque chose de significatif pour vous, quelque chose qui a de l’importance à vos yeux et vers laquelle vous souhaitez aller. Cela peut être un projet de vie, une transition professionnelle, un engagement dans une relation affective, un voyage initiatique, un changement de lieu de vie, etc. Ces gardiens prennent des apparences multiples pour s’imposer à vous et placer des barrières, ériger des obstacles ou vous conduire à freiner des quatre fers dans votre élan. Bref, à faire capoter le projet. J’y reviendrai plus bas.

Les gardiens du seuil portent bien leur nom. Ils ont l’art et la manière de surgir juste au moment où vous vous apprêtez à franchir un cap important dans votre projet. Ce genre de franchissement qui représente le premier pas sur un chemin vous conduisant vers l’inconnu. »

Le seuil de quelle porte me direz-vous ? La suite au prochain épisode, et ce n’est pas n’importe quelle porte.;)

Michael_Maïer_gravure_atalante_fugitive

gardien_seuil_esotérique

Forge de Vulcain Hephaistos

Publié dans dépouillement, essence de la vie, Non classé, religion, spiritualité, spiritualité | Tagué , , | 6 commentaires

Commentaire de « La Bible dit-elle vrai » de François Brossier

Présentation :
« D’où viennent les textes qui composent la Bible ? Qui les a choisis ? Quelles sont les conditions nécessaires pour affirmer que la Bible dit vrai ? Pour répondre à ces questions, François Brossier démystifie le sens du mot histoire et montre comment la Bible n’est pas une énumération d’actes fondés sur des éléments historiques, mais une interprétation des événements avec une vision croyante qui laisse place à la révélation de Dieu. Cependant, cette affirmation ne gomme pas toutes les interrogations : si la Bible est d’abord faite de paroles humaines, qu’est-ce qui permet de dire qu’elle est inspirée par Dieu ? L’auteur analyse successivement les grands récits bibliques en proposant d’y découvrir des modes de rapport à l’histoire très divers : la Genèse, les histoires des patriarches, notamment Abraham, les récits de l’Exode pour l’Ancien Testament, les quatre Evangiles, l’enfance de Jésus, les témoignages sur sa résurrection, les Actes des apôtres pour le Nouveau Testament. »

La Bible dit-elle vrai ?

Tout d’abord ma pensée en prologue sur cette question :
On peut citer « Le Seigneur des anneaux » de JRR Tolkien (grand linguiste et philologue devant l’Éternel) dans le prologue :

« Et certaines choses qui n’auraient pas dû être oubliées furent perdues.
L’histoire devient une légende et la légende devint un mythe. »


Ensuite, évoquons l’auteur car ça a une importance évidente pour apprécier le texte de manière convenable : François Brossier est prêtre, docteur en science théologique, membre du comité éditorial du Monde de la Bible. Il ne recule pas devant les questions les plus critiques qui de toute manière ne peuvent être éludées, en face de personnes de plus en plus éduquées, réfléchies mais aussi parfois animées par un scepticisme, une fermeture d’esprit (un endurcissement du cœur ?), un préjugé, assez attristants, inhérents à notre époque.
C’est un petit livre qui ne paie pas de mine, format poche – 160 pages – et qui pourtant amène non seulement des pistes de réflexions mais aussi des réponses à la question essentielle : La Bible dit-elle vrai ? On pensera à Pilate qui interroge Jésus : « Qu’est-ce que la vérité » ? (Jean 18,38)

Car, au fond, si la Bible dit vrai, comment dès lors passer à côté de son étude ? Pourquoi il serait essentiel de la lire, la méditer ? Parce qu’elle nous parle de Dieu, non pas comme un concept loin de nous, mais comme un « Je suis » (Je suis, Jesu(i)s) qui se préoccupe de l’Homme, qui veut le guider. Or qui dit guidage, dit Chemin mais aussi but à l’existence. C’est donc découvrir le Sens à notre existence. Dieu, par la Bible, nous donne le moyen de connaître notre place dans le monde, du moins si nous pensons qu’Elle est inspirée par le vrai. Et avouons-le, c’est ce que nous cherchons tous (encore que). C’est pourquoi commencer à penser que la Bible a sa Vérité, discerner ses manières de dire le Vrai nous incite inévitablement à repenser notre vie, de manière à la rendre cohérente par rapport à son message pour celles et ceux qui aiment aller au bout de la logique. À moins de jouer l’ange déchu, ce qui est toujours possible, cela relève de notre capacité de choix la plus fondamentale, de notre liberté ontologique.

Inversement, si, peut-être sans trop y réfléchir et dépasser le préjugé, nous pensons que c’est un tissu de mensonges éhontés, pourquoi en faire le Livre de notre vie ? Si nous avons des doutes plus ou moins conscients, plus ou moins avoués, qui viennent gangrener notre confiance, notre foi ? Ne faut-il pas au contraire prendre à bras-le-corps tous nos doutes, toutes nos interrogations et en faire le terreau de notre chemin de foi qui s’approfondit ? Ou au contraire en tirer les conséquences et jeter le bébé avec l’eau du bain.

Une remarque préliminaire pourtant : Pour les fables de La fontaine, est-ce que ça a le moindre sens d’affirmer avec l’esprit sceptique le plus éclatant que ces fables sont fausses ? Qu’après tout, un renard qui parle à un corbeau, ça n’existe pas, c’est bien évident. Est-ce que ce n’est pas se tromper de débat ? Est-ce que la vérité, les vérités que véhiculent les fables ne sont pas d’un tout autre ordre que l’ordre factuel ? Ne peut-on faire dans une certaine mesure (et quelle mesure ?) une analogie avec maints récits de la Bible ?
Ce commentaire tendra à de nombreuses reprises plus vers la réflexion personnelle que le commentaire propre de ce livre.
On distinguera la véracité dans l’ancien testament et celle présente dans les Évangiles qui ne s’appréhende pas de la même manière.
C’est dans l’ancien Testament que la nécessité de pratiquer les 4 niveaux d’interprétation de l’Écriture apparaît le plus clairement. Car, si l’on se contente du niveau littéral, on se retrouve très vite devant un mur qui est celui de l’invraisemblance de nombreux textes, ou d’un manque de clés de compréhensions concernant certains textes qui relèvent évidemment du mythe ou du récit métaphysique, ontologique comme la Genèse, le péché originel, etc.
C’est ainsi la doctrine des quatre sens (source : wikipedia) est pratiquée dans la tradition judaïque pour l’étude de la Torah (c’est à dire largement l’Ancien Testament :
Pshat : littéral ;
Remez : allusif (littéralement : allusion) ;
Drash : allégorique (littéralement : creuser, sonder, chercher) ;
Sod (kabbale) : mystique (littéralement : secret).
L’acronyme forme « prds » (PaRDeS). Le Midrash se concentre sur le remez et le drash.
Le sens mystique ou secret (sod) fait l’objet plus particulièrement des études kabbalistiques.
La kabbale chrétienne fut réprimée au Moyen Âge car elle était considérée comme une source d’occultisme ésotérique.
La question de savoir si l’herméneutique des quatre sens de l’Écriture est une transmission du judaïsme au christianisme ou une influence postérieure du christianisme sur le judaïsme est débattue. Gershom Scholem, l’un des plus grands spécialistes de la kabbale, penchait pour une influence chrétienne. (source : wikipedia)
Origène utilise généralement trois sens dans ses commentaires d’Écriture : littéral, moral et mystique, qui correspondent à la trichotomie humaine « corps, âme et esprit » (De principiis, IV, 11), quoiqu’il suive souvent l’ordre corps-esprit-âme, donc littéral-mystique-moral. Soit le passage de l’Exode (I, 6-7) qui dit : « Joseph mourut (…) et les fils d’Israël grandirent et se multiplièrent. » Le sens littéral (charnel, historique) est : Joseph est mort, puis les fidèles devinrent une grande multitude ; le sens mystique (spirituel, allégorique) est : Joseph annonce Jésus, mort pour que l’Église s’étende sur la Terre ; enfin, le sens moral (qui édifie les âmes) est : la mort du Christ se reproduit dans l’âme de chaque chrétien dont elle fait proliférer la foi (Homélies sur l’Exode, I, 4). (source : wikipedia)
Jean Cassien, cité par K. Froehkich, a systématisé les quatre sens au Ve siècle. Il indique, dans sa XIVe Conférence (§ 8) : « Les quatre figures se trouveront réunies, si bien que la même Jérusalem pourra revêtir quatre acceptions différentes : au sens historique, elle sera la cité des Hébreux ; au sens allégorique, l’Église du Christ ; au sens tropologique, l’âme humaine » ; au sens anagogique, la cité céleste, ‘qui est notre mère à tous’.
Les quatre sens ont été formulés au Moyen Âge dans un distique latin : Littera gesta docet, quid credas allegoria, moralis quid agas, quo tendas anagogia 7 (la lettre enseigne les faits, l’allégorie ce que tu dois croire, la morale ce que tu dois faire, l’anagogie ce que tu dois viser). (source : wikipedia)
Derrière les lettres, il faut trouver l’Esprit.
Venons-en au commentaire proprement dit de ce livre qui, j’espère, donnera envie de lire ce livre qui vaut le détour. Quelques citations :
P 37, nous sommes dans ce type de pensée (d’aller plus loin que la lettre), nous lisons : « Les récits du début du livre de la Genèse font partie des livres que l’on désigne scientifiquement sous le titre de livres mythiques. » (…) « Le caractère exemplaire de cette histoire est marqué par le fait qu’elle est racontée dans un temps hors du temps qui représente tous les temps, un temps des origines. (…) la vérité d’un récit de type mythique repose non sur la matérialité de l’histoire qu’il raconte mais sur ce qu’il révèle de la place de l’homme dans le monde et par rapport à Dieu. »

Ma pensée : Dieu révèle donc son projet pour l’homme à travers la Bible. Et c’est ce que nous devons rechercher dans cette lecture. Il y a un sens spirituel à tirer des livres de la Genèse, de l’exode (dont l’historicité est aussi sujette à caution), les récits d’Abraham, de Jacob, etc. En lisant les récits de l’ancien testament, j’ai souvent l’impression de lire des fables, qui possèdent des enseignements vrais de tout temps, des récits plus ou moins éloignés des faits mais inspirés par eux. Des contes, des légendes qu’on se raconte selon une tradition orale (oracle) autour d’un feu. Des contes retranscrits par écrit. C’est à mon avis bien plus profitable de les lire dans cet esprit que de chercher l’exactitude des récits sur un plan historique. Dénicher le Spirituel sous le pseudo-factuel, ou, disons, basé sur une strate historique dont le contour précis est difficile voire impossible à préciser, à retrouver.
Il y a l’exotérique, l’enseignement d’une certaine manière canon, celui qui peut être compris, transmis à tous, dit, répété, sanctifié, ritualisé. Et puis l’enseignement ésotérique qui est plus intérieur, moins défini et définitif, propre à la méditation de chacun mais dont le cadre est fourni par l’enseignement exotérique, une autorité qui s’apparente à l’Église en tant que principe d’autorité dans l’interprétation de l’Écriture, commun à toutes les religions sous une forme ou une autre, d’une manière plus ou moins hiérarchique.
Pourtant, avec les Évangiles, et les actes des Apôtres (l’Apocalypse étant sans nul doute un texte à part), on se rapproche de ce que l’homme moderne (positiviste) pourrait qualifier d’« histoire ». D’une part, parce que les événements relatés sont moins lointains et surtout que la passage à la transcription écrite s’est fait très rapidement après la mort de Jésus-Christ. Et les traces chez des historiens non chrétiens sur le Christ et le christianisme primitif sont nombreuses. De plus le récit même des Évangiles regorge de détails, d’anecdotes qui placent les récits sous le signe du documentaire, du reportage, du témoignage tout simplement même si la visée édifiante, prosélyte, est claire.
J’aurais envie de dire, le moment de l’existence du Christ sur terre est le point d’orgue où se rejoignent l’histoire humaine et l’histoire du Sacré. Chaque événement prend une résonance éternelle, une synchronicité absolue entre l’événementiel et la révélation de ce que pourrait être l’Eternel, de sa vie qui se situe sur le plan de l’évolution qualitative, du chemin vers la Lumière. Quelque chose comme ça.
Avec la mort de Christ, les deux rouages semblent à nouveau se séparer pour notre plus grande confusion. L’histoire humaine s’éloigne d’un Sens évident qui se faisait enfin jour après une longue gestation. Et sans doute, il faut chercher bien loin, bien profondément aussi bien dans notre extérieur que dans notre intérieur pour le retrouver ce Sens, pour nous femmes et hommes du XXIème siècle.
On pourra s’intéresser avec profit l’oeuvre de Mircea Eleade, je pense :
« La hiérophanie, qui désigne la manifestation du sacré, consiste non pas en l’irruption d’une puissance numineuse extérieure dans le domaine profane, mais s’exprime dans un regard neuf sur ce qui nous entoure et sur nous-même, la vision pure. »

p.16 : « Il n’en reste pas moins que si les récits bibliques n’étaient que fiction, on ne pourrait plus parler de Dieu se révélant dans l’histoire des hommes. Ce sera donc le but de cet ouvrage : montrer à la fois l’historicité réelle de la Bible et manifester que cette historicité n’est pas forcément , dans le contexte de la civilisation du proche-orient ancien, liée à la réalité factuelle ou anecdotique des événements racontés. »
p20 : « Bible, Parole de Dieu?(…) Dans un premier temps, nous pouvons tout autant affirmer : Bible, parole humaine. Par là, nous mettons en relief le fait que les écrits bibliques sont dépendants de la personnalité des écrivains, du contexte historique, culturel, politique et religieux de l’époque, de leur écriture. »
Un peu plus loin : « Mais l’historicité peut être au second degré. Par exemple dans le film « La vie est belle » de Roberto Benigni décrit au second degré l’histoire de l’extermination des juifs par les nazis. Son historicité est indéniable bien qu’au niveau factuel, rien ne soit réel. »
p21 : « L’unité de la Bible ne vient pas de ce qu’elle serait tombée du ciel ; l’unité de la Bible chrétienne vient de ce qu’elle nous dévoile progressivement le dessein de Dieu porté à son achèvement en Jésus-Christ. »
P27, nous lisons la réflexion suivante : on trouve dans la Bible des récits de genres très divers :
les récits des origines (genèse…), les récits légendaires (ex : l’histoire de Samson), les récits épiques (ex : la sortie de l’Egypte dans l’exode), les textes législatifs (qui organisent la vie du peuple comme le Deutéronome), les textes liturgiques qui organisent la vie spirituelle (le rituel de la Pâques dans l’exode), les chants liturgiques (les psaumes…), les oracles des prophètes (les prophètes interprètent la Parole de Dieu), enfin les écrits de sagesse – réflexions des sages sur les grandes questions humaines comme , la vie, la mort, le bonheur (le siracide, proverbes…)
L’auteur analysera de nombreux exemples (Genèse, récits d’Abraham, exode, etc.) pour étayer sa pensée qui concernera dans une première partie l’Ancien Testament.

Ma pensée : La question de l’historicité des Évangiles ne peut être abordée de la même manière que pour l’Ancien Testament, en tout premier lieu parce que douter de l’existence historique de Jésus pourrait rendre caduque son message pour nombre de chrétiens ou du moins ébranler de manière très sérieuse leur foi. Personnellement, pour moi, je n’ai pas besoin de croire à la vérité entièrement factuelle de l’existence de Jésus pour en faire un véritable support de méditation et de chemin de vie. Pourtant comme ne le nie pas l’auteur, bien au contraire, il existe de nombreuses divergences entre les Évangiles canoniques.

D’où la question p 79 :
« Comment écrivait-on l’histoire au temps de Jésus ? »
L’auteur nous fait un rapide récapitulatif d’historiens non-chrétiens qui parlent de Jésus ou du christianisme primitif : Flavius Joseph (juif), Tacite, Pline, Suétone. Mais bon, il faut bien avouer que les textes qui donnent le plus de détails sont bien évidemment… les Évangiles et les actes des Apôtres.
L’évangile de Marc serait le plus ancien et aurait servi de support à ceux de Matthieu et Luc. L’évangile de Jean « est le fruit d’une tradition indépendante des trois autres ». (p.88)
Qui sont ces témoins, les auteurs des Évangiles ? On pourra trouver des renseignements (minces) chez Irénée de Lyon ou Eusèbe de Césarée.
P 91 : « Les Évangiles représentent des écrits engagés, destinés à l’enseignement des chrétiens. Est-ce à dire qu’ils n’auraient aucune fiabilité ? Certes non ! Mais cela veut dire qu’ils ne peuvent être lus et compris indépendamment de leur fonction propre. »
P 127, cette réflexion très intéressante que je partage entièrement :
« La résurrection de Jésus ne peut pas être appréhendée par les méthodes historiques. Mais l’étude des différents témoignages du nouveau testament permet de rencontrer un fait historique indéniable : après la mort de Jésus sur la croix, il s’est produit un événement qui a bouleversé radicalement les disciples de Jésus. Il ne peut être assimilé à un phénomène d’autosuggestion. »

Ma pensée : en effet, la mort de Jésus avait sans doute profondément déçu les disciples. Peut-être même une désillusion totale. Et pourtant, quelque chose se passe, et les voilà qui évangélisent à tour de bras ! Appuyés sur une foi formidable. Indéniablement, il s’est passé quelque chose qui les a confirmés dans leur croyance, en Jésus, fils de Dieu. La résurrection ?

p 155 : « Luc est loin des principes des historiens de l’ère positiviste moderne. Il est cependant un véritable historien qui ne se contente pas d’énumérer les faits mais cherche à les comprendre, à les relier entre eux, à en montrer les interactions et en tirer les conséquences pour la suite des temps »
Ma réflexion : Et c’est dans cette volonté de montrer les liens au détriment des faits purs qu’il s’éloigne de l’historien positiviste mais montre un autre type de vérité.
François Brossier en arrive à la conclusion du livre…
Nous pouvons lire p159:
« Lorsque l’amoureux appelle sa bien aimée « mon petit canard », l’homme pétri par la conception positiviste et scientiste dira que c’est faux ; le poète, lui, dira que c’est vrai car la métaphore permet d’exprimer une profondeur de sentiment que ne révélerait pas l’expression « femme ». Dès lors, le plus vrai est-il « femme » ou « petit canard » ? » (hé oui)
p 160 : « Aristote l’exprimait déjà très bien dans son livre « Poétiques » : il il y a deux manières d’écrire l’histoire : soit par mode de reproduction, soit par mode de production. La reproduction consiste à donner une description la plus précise possible des faits qui se sont déroulés. La production consiste à créer un récit qui donne à voir non pas le factuel mais ce qui est profondément en jeu dans les événements. » ex : Guernica de Picasso qui raconte les horreurs de la guerre civile espagnole, etc.
L’auteur termine par cette sentence pleine de sentiment et de vérité je trouve :
« La Bible dit-elle vrai ? Oui, mais la rencontre de la vérité suppose la complicité active et laborieuse du lecteur. »
Personnellement je terminerai ce commentaire qui, j’espère donnera envie de lire ce livre, par : « Ora et labora ». Lege, Lege, Lege, relege, ora, labora et invenies.

Publié dans chronique, Non classé | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire