Chronique de « Croire, une invitation à la foi catholique » de Bernard Sesboüe

Chronique de « Croire, une invitation à la foi catholique pour les femmes et hommes du XXIième siècle. »

Croire_Sesboue

Présentation :
Invitation à la foi catholique pour les femmes et les hommes du XXIe siècle. Aux lendemains du concile Vatican II, les exposés de la foi chrétienne ont abondé. Les ouvrages, qui revisitaient le Credo à la lumière des débats conciliaires, s’adressaient à un public baigné par une culture encore fortement christianisée à l’aube du XXIe siècle, alors que la culture ambiante a largement perdu ses références judéo-chrétiennes, un exposé de la foi catholique ne peut plus se contenter de « mettre au goût du jour » les formulations de la foi sans d’abord en « mettre en examen » les principales affirmations. C’est à cette tâche que s’attelle Bernard Sesboüé dans cet ouvrage. Sans simplification mais dans un vocabulaire compréhensible par tous, il affronte toutes les questions, toutes les objections et toutes les accusations d’une société sécularisée en proie au doute et au soupçon. Ensuite et ensuite seulement, il développe dans un style fluide et délié un exposé dense, cohérent et organique de la foi catholique reçue des Apôtres.Éminent théologien, Bernard Sesboüé nous donne à un ouvrage de référence, indispensable aussi bien pour les incroyants qui souhaitent penser la foi catholique en toute connaissance de cause, que pour les croyants qui veulent progresser dans l’intelligence de leur foi afin de mieux la vivre.

Avant propos à cette chronique :
Il y a une interrogation essentielle, du moins si l’on prend la peine de se pencher dessus. Quelle est la nature de Jésus ? Est-il prophète, fils  de Dieu, un mythomane ? Dès que je fouille un peu dans les Évangiles notamment au travers des paroles qu’il aurait prononcées, l’hypothèse de la mythomanie ou de la folie douce il me semble peut être écartée. Ses paroles sont très profondes et justes. Dès lors s’il porte la parole de Dieu, ne devons nous pas porter toute notre attention à ce qu’il dit, l’exemple qu’il donne ? Il est évident que nous gardons notre liberté de croire ou ne pas croire, de même que face au monde, nous gardons notre liberté de pensée que nulle Intelligence Transcendante n’en est le créateur. Le problème n’est donc pas de savoir si Jésus est le fils de Dieu, ou incarne la parole Divine, mais bien de croire ou ne pas croire. De faire le saut de la foi.
C’est ce qui m’amène à me pencher très sérieusement sur le christianisme et à lire très attentivement ce livre : « Croire ».

Commentaire : Une somme voire un sommet au langage très accessible sur la foi catholique mais un bémol notable
Venons en au livre proprement dit. C’est une somme (et un sommet ?) très développée, et réfléchie qui fait le tour de nombreuses questions qui ont trait à la foi chrétienne et plus particulièrement à la foi catholique. Les raisonnements sont rigoureux, avec un langage clair et simple, et allient philosophie et théologie. Je cite parmi tous les thèmes abordés et arbitrairement : Qu’est-ce que l’homme ? La liberté ? Le croire religieux, les raisons de ne pas croire, comment le langage peut-il exprimer la divinité ? Un Dieu guerrier et sanguinaire ? Le Christ, sommet de la révélation chrétienne, Mais alors pourquoi le mal ? L’origine du mal, une partie très intéressante sur l’historicité du Christ aussi.

Voici quelques passages que j’ai retenus et qui témoignent de la qualité du livre :

  • la mise en évidence chez l’homme d’un désir de « toujours plus ». Avoir plus, être plus. Paradoxe de notre condition limitée et de ce désir d’infini. L’homme porte en lui plus que l’homme.
  • La liberté consiste à se choisir soi-même à partir de multiples choix dans notre vie quotidienne.
  • citation : «  d’un côté, nous faisons quotidiennement des choix concrets et conscients, de même que nous parlons et agissons ; de l’autre, le pôle subjectif que nous ne pouvons considérer directement est habité par une certaine option que nous ne connaissons jamais totalement, qui nous échappe « en arrière » d’une certaine façon.« 
  • un retournement auquel je n’avais pas pensé : « Il ne s’agit pas de croire que Dieu existe mais de croire que l’homme existe pour Dieu ». Effectivement, c’est la vraie question que pose entre autres les prophètes et Jésus.
  • sur la liberté : « l’homme est doté d’une vocation, qui s’impose en quelque sorte à sa liberté, mais d’une vocation à laquelle il répondra librement. »
  • « L’expression péché originel vise d’abord et avant tout la situation globale de l’humanité.(…) Ce que notre expérience appelle  mal des hommes et fautes humaines, la révélation l’appelle péché, au sens d’un état général de péché. » Dans cette violence, quelque chose s’oppose à Dieu et à son dessein sur l’homme.
  • Archéologiquement, découverte du tombeau de Jésus et maison de Pierre à Capharnaüm. « On ne peut nier être en présence des traces de l’existence de Jésus »
  • « Sa crucifixion et sa mort sont bien attestées par des documents historiques extérieurs (Tacite, Flavius Joseph). »
  • L’attitude de Jésus face à la souffrance et  la mort est exemplaire. Et c’est ce qui fait sens pour nous les mortels. « Ce n’est pas la souffrance de Jésus qui nous sauve ; c’est l’amour avec lequel il a vécu cette souffrance, c’est tout autre chose. » (Père Congar)
  • Paul n’hésite pas à parler de « corps spirituel » pour souligner la discontinuité entre le corps terrestre et le corps ressuscité.
  • « Nous n’avons aucune image de ce que peut être un corps ressuscité dans un univers qui est au-delà du temps et de l’espace. »
  • « Le message apostolique est vide de contenu si Christ n’est pas ressuscité. »
  • « Par amour, le Fils s’est fait solidaire de notre condition humaine, à la fois pour nous libérer du péché mais aussi pour nous communiquer son Esprit. »
  • « L’Eglise ne pourra jamais sortir de cette contradiction : elle est radicalement sainte dans sa source  et elle reste non moins radicalement pécheresse dans sa vie, parce que faite d’hommes pécheurs. »
  • « L’existence des baptisés est devenue une existence sacerdotale, c’est à dire une offrande à Dieu et aux autres  et une sanctification du monde. Tous les baptisés sont des prêtres. » Le sacerdoce des fidèles est existentiel et celui des ministres est au service du Christ (par l’administration des sacrements en particulier).
  • Les laïcs sont normalement insérés  dans le monde de leur temps et  sont des chrétiens à part entière : il n’y a pas dans l’Eglise de « super-chrétiens » (sous-entendu, les ministres ne sont en rien supérieurs aux laïcs). Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême.
  • Les religieux, certains chrétiens vivent le « célibat dans le Royaume » (Mt 19,12) dont a parlé Jésus, dans la pauvreté totale. Point de départ de la vie érémitique ou monastique.

Pour ceux qui ont eu la motivation de me lire jusqu’ici, j’avoue que j’ai cependant moins apprécié la dernière partie du livre où l’auteur se fait un peu trop le traducteur des intentions de Dieu alors qu’au fond ce ne sont que des spéculations et que nous ne pouvons avoir aucune certitude notamment lorsqu’il parle de la fin des temps, de la résurrection finale et de l’au-delà.
Je cite un passage qui me paraît illustrer cette exagération : Ce que nous appelons fin du monde aura pour conséquence une résurrection totale et achevée de tous et de chacun, et de chacun avec tous. Ce sera le deuxième temps de la résurrection et même l’achèvement de la résurrection de Jésus inaugurée le jour de Pâques. Notre monde vit la lente gestation de cette résurrection du Christ total. (p 534)
Devant ce genre d’affirmation en plus au futur de l’indicatif et non avec un humble conditionnel, mon esprit critique refait jour et lève un peu les yeux… au Ciel.

 

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« Speculum » livre 1 de L.N. Lhand

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un livre très très haut en couleur, pour lequel j’ai aidé l’autrice à la correction et la publication.

 

Speculum_LNLHAND_Couv
Au civil, L.N. Lhand est une jeune femme, jolie, bien sous tous rapports avec une profession éminemment respectable. Et pourtant derrière ce visage « angélique » (marquise des anges), je découvris que se cachait un esprit aux fantasmes érotiques et totalement sadiques, en particulier vis-à-vis des hommes. ^^

Reprenons depuis le début. L.N. Lhand est une jeune femme blogueuse que j’avais croisée il y a maintenant quelques années sous un autre nom. A l’époque, je me souviens que je lui avais fait découvrir la littérature érotique, la mienne ^^, ce qui l’initiait à autre chose que la romance érotique.
Et puis il y a de cela un an, elle me confia qu’elle avait un projet littéraire qui lui tenait à cœur, un roman fleuve. Par curiosité, je lui demandai de me l’envoyer. Connaissant sa personnalité, je me doutais que ce serait intéressant mais j’étais loin d’imaginer l’OVNI qui me tomberait entre les mains. Rien que le titre « Speculum » laisse penser que nous n’avons pas à faire à un roman à l’eau de rose.^^

Voici la présentation :
« ⚠️ATTENTION CE LIVRE EST STRICTEMENT DÉCONSEILLÉ AU MOINS DE 18 ANS ⚠️- Un autre monde, un autre temps, deux royaumes distincts séparés par une frontière maritime. Au Nord, le gouvernement s’est établi sur les principes d’une société patriarcale, au sein de laquelle les hommes – du simple mendiant au roi tout puissant – exercent leur domination complète sur les femmes. Au Sud, le gouvernement s’est construit sur les bases d’une société matriarcale permettant à la gent féminine – de la simple mendiante à la reine toute puissante – d’asseoir sa supériorité sur les êtres masculins relégués au rang d’esclaves. »

Speculum1

L’interdiction aux moins de 18 ans n’est pas facultative tant l’auteure déploie des scènes sadiques qui font frémir et qui alternent avec des scènes érotiques pour le moins chaudes. Et aussi, il faut le noter  la psychologie des personnages, notamment des héroïnes, qui peut flirter avec le « fleur bleu » au milieu d’un océan de gore et de sexe. J’avoue que c’est ce mélange détonnant qui m’a poussé à m’impliquer dans la correction appuyée de sa création. L.N. Lhand supporta avec bravoure ma férule impitoyable. Et ses remerciements me touchent ^^ car ce fut un travail assez colossal vu la taille de la bête (je parle de son livre). En tous cas, je suis très fier d’avoir participé à la publication d’une œuvre aussi iconoclaste.
Speculum2

Voici deux pages en guise d’échantillon : l’une tirée du royaume du nord où les femmes sont totalement sous le joug des hommes, l’autre du Royaume du sud, où les rapports s’inversent et c’est peu de le dire.

Royaume du Nord où les femmes sont dominées (je vous laisse imaginer quel est ce « manteau » laiteux) :
Royaume_Nord

Et l’horrible Royaume du Sud où les hommes, esclaves, subissent tous les sévices imaginables (et plus encore) :
Royume_sud

Vous pouvez vous le procurer ici :
Speculum livre 1

Une photo souvenir de notre rencontre 🙂 :

JBMESSIER_L.N.LHANDfloutée

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Que nous disent le Péché originel et la fin des temps sur notre situation personnelle ?

amour_parental_bébéDans notre vie, nous naissons dans un monde où le mal existe mais aussi le bien, rappelons-le (l’amour parental en étant un des plus beaux exemples). Nous avons donc le choix. Ce choix entre le bien et le mal, nous en sommes parfaitement conscient à chaque instant de notre vie.

péché_originel_enluminure

C’est en ce sens que le péché est originel car il est hors du temps, inhérent à notre nature et à notre monde. Le mal est aussi hautement contagieux et se lègue au cours des âges. Historiquement, il nous est bien sûr impossible de remonter au premier acte mauvais d’un homme (ou d’une femme).  Si l’on rappelle le mythe de le Genèse (genèse, chap III), nous lisons qu’il existe un arbre de la connaissance du bien et du mal dont Dieu défend de manger les fruits. Le serpent tente la femme en lui disant qu’en mangeant ce fruit elle deviendra l’égal de Dieu. Le serpent représente le tentateur, la tentation. La femme propose à son homme de le manger ensemble.
On voit bien qu’en termes de conscience, nous sommes soumis à la tentation tout au long des jours mais rien ne nous oblige à céder à la tentation de faire le mal (dans le sens où le mal représente la volonté d’outrepasser ce que Dieu nous incite à faire). Suivre la voix de Dieu représente l’action de faire le bien. Mais il y a liberté de faire le mal. La liberté est donc préexistante, selon ce mythe, au mal, et le mal en est la conséquence directe. Et plus précisément c’est l’homme qui choisit de faire le mal. Il ne vient pas de Dieu.

Certain(e)s disent comment croire en Dieu alors qu’il existe tout ce mal ? Mais Dieu tel qu’il est écrit dans la Bible n’en est pas responsable, c’est notre liberté qu’il nous a accordé et nous faisons le mal malgré son avertissement. Et cet avertissement, il est en nous. Il y a quelque chose en nous qui nous dit, si on y prête attention : « ce n’est pas bon ».

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La Fin des temps possède aussi une dimension qui s’adresse à notre personne, à notre situation actuelle. La fin du temps, la fin du monde, de notre monde, c’est de manière certaine notre mort sans même penser à une dimension cosmogonique bien lointaine, abstraite et qui ne nous parle pas.

Et le jugement dernier tel qu’il est décrit fait fortement penser à la pesée des âmes de la religion Égyptienne (pesée des âmes, Egypte antique). Jésus nous incite à faire le bien, notamment vis-à-vis des pauvres et des malades. C’est une manière de se rapprocher de Dieu et d’être en unité avec lui, avec le Bien qui est en nous, et cela reste un choix.

On s’aperçoit donc à travers cet exemple que même pour un athée, la réflexion sur les textes sacrés peut être bénéfique.

Et en bonus cette très  belle photo :
Modèle : Calapy Laety
Photographe : Io Alpha

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Toutes les violences conjugales (et pas seulement celles envers les femmes)

Les violences conjugales touchent pour 75% (400 000 en 2012) les femmes et 25% les hommes (150 000, ce qui n’est pas négligeable). Les violences sont aussi présentes chez les couples homosexuels, gays et lesbiens (hé oui on a tendance à ignorer les violences de femmes envers les femmes) et sans doute en proportion plus importantes que dans les couples hétérosexuels.

La principale source de cet article vient de wikipedia ( Source wikipedia : violences conjugales), qui pour la France se fournit en particulier auprès de l’observatoire nationale de la délinquance (ONDRP).
On trouvera aussi ici un article du monde qui bouleverse quelques idées reçues :
Hommes battus, une réalité méconnue

On trouve dans cet article ces chiffres :
« 149 000 hommes ont été victimes de violences au sein de leur couple en 2012 et 2013, selon l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (qui s’appuie l’enquête de victimisation « cadre de vie et sécurité »).

398 000 Sur la même période, les femmes étaient toutefois bien plus nombreuses à se déclarer victimes de violences physiques ou sexuelles de la part de leur conjoint et de leur ex-conjoint. »

hommes_battus

** En France pour l’année 2008, les violences conjugales se chiffrent à 85 000 faits constatés par les services de police et de gendarmerie, d’après l’Observatoire national de la délinquance25. Cette étude précise qu’il ne faut pas confondre déclarations recensées via un dépôt de plainte, la totalité des victimes ne portant pas plainte. C’est particulièrement le cas des hommes, pour lesquels presque aucune plainte n’est recensée en 2008, et qu’en 2007, les cas de violence constatésn. 1 s’élevaient à 13 862 faits, dont 16,7 % touchaient des hommes. Les chiffres de plaintes sont donc croisés avec des enquêtes sociologiques, et font apparaître, toujours d’après ce rapport, 127 000 cas de violences conjugales déclarés par les hommes, et 410 000 pour les femmes.

femme_battue

Toujours d’après l’ONDRP, en 2010-2011, un peu plus de 1,9 % de la population française âgée de 18 à 75 ans déclarait avoir été victime de violence physique ou sexuelle au sein de leur ménage, soit environ 840 000 personnes. Ce chiffre représente une baisse significativen. 2 par rapport à la période 2007-200826.

Il est à noter que la nature des sévices endurés diffère selon les sexes. Les violences conjugales subies par les hommes sont beaucoup plus souvent physiques que sexuelles, et celles subies par les femmes sont plus souvent sexuelles que physiques. De plus, il est fait mention que si les femmes signalent fréquemment leur ex-partenaire comme leur tortionnaire, la grande majorité des hommes subissent l’emprise de leur partenaire de vie du moment27.

A noter :
Selon l’ONDRP « quand 10 femmes sur 100 déposent plainte à la suite des violences qu’elles ont subies, sur 100 hommes subissant des violences conjugales seuls 3 osent se tourner vers la justice »

** Au sein des couples homosexuels (gays et lesbiens donc, même combat si j’ose dire), la violence conjugale existe aussi et serait plus élevée en proportion que pour les couples hétéros :

L’association AGIR crée en 2014 lancera le dispositif « Brisons le tabou » avec comme désir de « visibiliser » les violences conjugales commis dans les couples de même sexe et tues par les pouvoirs publics, les médias et la communauté LGBT. Selon cette association, 11% des gays et des lesbiennes et 20% des personnes bisexuelles déclaraient avoir subi des violences conjugales en 2013. Seulement 3% d’entre ces victimes avaient porté plainte44,45

Selon la psycho-sociologue Coraline Delabarre le silence concernant les violences commises au sein des couples de lesbiennes viendrait d’un ensemble de clichés45 :

  • dans les milieux féministes, la violence conjugale serait perçue comme un attribut spécifiquement masculin,
  • l’invisibilisation des couples lesbiens dans notre société mènerait à une invisibilisation des violences qui s’y créent,
  • les femmes seraient perçues comme forcément douces et passives dans leurs couples,

En 2012 au Québec, 7 % des femmes et 3 % des hommes auteurs présumés de violence conjugale avaient agressé un conjoint de même sexe6. Lorsque l’agresseur est une femme alors le sentiment de culpabilité de sa victime serait amplifié.

En ce qui concerne les violences au sein de couples homosexuels, les études sont peu nombreuses sans doute à cause de tabous mais aussi de causes idéologiques (le discours dominant étant d’accuser les couples hétéros et plus précisément stigmatiser la violence des hommes envers les femmes, les femmes selon ce discours ne pouvant être que des victimes, ben oui ma bonne Dame). Toutefois j’ai trouvé ces chiffres d’une étude menée au Québec :
Violences au sein des couples gays et lesbiens
On notera ce passage :
« Enquête sociale générale sur la victimisation (ESG) de Statistique Canada

Les données de l’ESG de 2009 concernant la violence conjugale chez les personnes gaies, lesbiennes et bisexuelles nous apprennent que ces personnes déclarent des taux plus élevés de violence conjugale que les hétérosexuels. Ces données doivent cependant être interprétées avec prudence en raison des petits nombres sur lesquels elles s’appuient11 :

  • Les gais et les lesbiennes étaient deux fois plus susceptibles que les hétérosexuels de déclarer avoir été victimes de violence physique ou sexuelle infligée par un partenaire11.
  • Les bisexuels étaient, quant à eux, quatre fois plus susceptibles que les hétérosexuels de déclarer avoir subi de la violence physique ou sexuelle infligée par un partenaire11.

(Données policières portant sur la criminalité en contexte conjugal au Québec »)

Comme l’on dit, certaines de mes contacts sur FB :

 » Il n’y a aucune bataille efficace contre le féminicides si on ne combat pas en même temps les violences contre les hommes et celles contre les enfants.
C’est une problématique globale qui est à conduire et non pas juste morcelée par sexe et âge.
« 

« La violence et la souffrance sont universelles.« 

« Je l’ai souvent dit aussi. On ne parle jamais des hommes battus. Mais l’homme par nature doit être fort et tout, alors avouer qu’il se fait battre ? Qui le croirait ? Et faut pas oublier qu’il n’y a pas que les coups qui blessent donc des hommes rabaissés, harcelés… Mais on en parle pas… Parce que ce sont des hommes justement.
Enfin c’est que mon point de vue
.

La violence, par les coups ou verbales existe aussi chez les hommes, malheureusement.« 

Je terminerai par ces mots de Musset qui me semblent parfaitement adaptés à ce contexte :

« Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais s’il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. »

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« L’incroyable histoire du facteur Cheval », commentaire

Affiche_Incroyable_Histoire_Facteur_Cheval

Je connaissais vaguement l’histoire du facteur Cheval et le film m’a dessillé complètement les yeux. Il dépeint un homme de condition simple, un facteur qui fait ses tournées à pied dans les magnifiques paysages de la Drôme. Mais un aussi un poète inspiré qui vit en union avec la poésie de la Vie et de la Nature (le vent, les oiseaux, la terre…). C’est un homme inspiré et qui donne libre cours à cette inspiration en construisant son « Palais idéal » tout seul pendant trente trois ans tout en marchant pour son travail 32 km par jour ! On n’avait pas runtastic à cette époque mais on savait marcher.
Certains pensent que laisser une trace pour la postérité est dérisoire… Après tout, nous sommes poussière et tout retournera à la poussière et tout n’est que vanité… Pourtant ce genre de vie exemplaire en ce sens montre bien que ça n’a rien de dérisoire, que cette Oeuvre de vie transforme celui qui en est l’agent mais aussi inspire les hommes à travers les âges qui sauront recevoir cette vision, ce touché, avec leur cœur. C’est le témoignage d’un rapport à la vie, à la Volonté, au subconscient aussi, fascinant. Comment l’homme qui n’a qu’une brouette et quelques truelles par l’application de sa volonté parvient à la réalisation d’une seule et grande idée en 33 ans. Comme dirait Jacques Martin, c’est incroyable mais vrai.
Peut-on dire que chacun d’entre nous est enceint d’un chef d’oeuvre à mettre au monde ? Qu’en pensez-vous ? Quel est votre chef d’oeuvre ?

La fin m’a ému aux larmes. Bravo pour ce film ! Le sujet est magnifique et le film le montre très bien.

L’acteur, Gamblin, incarne très bien le facteur et est entouré d’une très bonne équipe d’acteurs.
Alors pour terminer, de belles photos de son Oeuvre, de son « Palais idéal » :
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Le tombeau du facteur cheval ,« Le tombeau du silence et du repos sans fin » comme le nomme Cheval  :
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