Notre France glisse-t-elle, lentement ou pas, mais sûrement vers un État policier ?

Notre France glisse-t-elle lentement ou pas mais sûrement vers un État policier digne d’une dystopie de SF à l’heure des drones et la mise en place automatisée du contrôle des réseaux sociaux ?

J’ai écrit  et publié en 2013 une nouvelle « Bouche cousue »,  qui met en scène une République où même baiser est transgressif et condamné. En cette période de confinement et déconfinement, cette nouvelle fait tristement écho, et j’ai décidé de la passer en lecture libre, téléchargeable et gratuite. Voici sa présentation courte et percutante (mais moins que son contenu) :

lien de lecture et téléchargement sur un site de littérature libre qui porte bien son slogan Atramenta.net  : Bouche cousue

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« Dans le futur, baiser est subversif.
Les contrevenants sont pourchassés. »

Extraits :

** »Au fur et à mesure de la lecture, j’observe son regard se concentrer, l’expression de son visage se tendre, son souffle se faire irrégulier. J’ai réussi à la troubler. Elle apprécie. La chance va me sourire, j’en suis sûr ! Je me lève à nouveau, me dirige vers elle. Un regard intense derrière ses lunettes, prêt à l’improvisation. Je la prends par la main et l’entraîne dans la remise où je stocke de vieux livres. Elle me suit sans résister. Elle aussi doit savoir que nous mettons nos vies en jeu, la moindre hésitation pourrait être fatale.
Au plafond brille une ampoule nue, antique au tungstène, qui projette une lumière blafarde sur les étagères combles. L’endroit respire les pages humides et les vieilles couvertures abîmées. J’aime cette odeur pourtant légèrement désagréable en soi.
Je me tourne vers elle. Instant d’immobilité, elle dans l’attente, la lumière dessine son visage blanc et révèle ses yeux marrons, curieux et avides. Je prends possession de sa bouche, je les goûte, la graisse de son rouge-à-lèvres, la pulpe molle et humide de ses lèvres, j’appuie ma bouche sur la sienne, nos lèvres s’échangent des messages subtils et fougueux, intenses et délicieusement sensuels. Le baiser s’approfondit, nos langues communiquent, communient. Baiser mouillé, baiser intense, baiser dévorant. Nos langues grouillent et se mouillent, se cherchent et jouent. Mes mains fouillent son décolleté. Ses seins débordent littéralement de son soutien-gorge noir. »

(…)
**

« Elle est chaude, bouillante, rentrer dans un lac chaud. Je presse, caresse sa croupe diaboliquement sensuelle.

« 1er précepte : La république est au-dessus du citoyen. »

Sa voix résonne faiblement dans la pièce. Une voix jeune qui se veut neutre, mais diablement féminine. Maligne, elle a trouvé ce subterfuge pour me faire entendre sa voix. Les multiples robots et leurs micros qui guettent des échanges illicites, des bribes de phrases suspectes, des complicités illégitimes, en seront pour leurs frais. J’adore sa voix. Je la pénètre plus profondément, elle s’arrête dans sa lecture, courbe l’échine comme une chatte et recule ses fesses vers mon pieu. Dans le reflet déformé d’une paroi métallique d’une armoire murale qui me fait face, je capte toute notre scène : les bouclettes de ma rouquine, mes yeux bleus ahuris, sa croupe qui frémit en des vagues sensuelles.

Mes doigts parcourent ses hanches, je m’agite frénétiquement en elle, j’ai envie de la défoncer tellement je la désire.

« Deuxième précepte : Pour une république idyllique, il faut des citoyens modèles. »

C’est bon de la baiser en même temps qu’elle lit ce livre sacré. J’agrippe fermement ses hanches et entame un va-et-vient irrégulier parfois très lent, la cyprine dégouline sur ma pine, rendant la pénétration plus aisée, encore plus chaude. »

Vous pouvez retrouver cette nouvelle et sa version audio dans mon recueil « La lectrice » :
http://www.atramenta.net/books/la-lectrice/142

** Plus précisément quels sont les évènements qui me choquent à tel point que je me sens obligé de publier cet article ?

Aujourd’hui à Metz, place de la république qui pour le coup ne méritait plus son nom, j’ai expérimenté les drones policiers qui planent au-dessus de nous, tels des immenses bourdons menaçants et  qui rappellent à l’ordre les passants indisciplines  de leur belle voix métallique. Plus tard, j’apprends que « grâce à » ces moyens technologiques que notre État met en œuvre, ils ont verbalisé un groupe de jeunes qui s’étaient rassemblés pour boire de la bière dans un parc. Je trouve ça intolérable que sous couvert d’une urgence sanitaire, on organise la mise en place d’un État autoritaire et de plus en plus policier. A quand le totalitarisme de la pensée.
on pourra retrouver le récit de ce fait dans cet article du républicain Lorrain :
le-commandant-thierry-wunsch-de-la-police-aux-frontieres-tele-pilote-le-drone-photo-rl-maury-golini-1589644366
Ça fait vraiment État policier totalitaire.
C’est une pente très dangereuse je trouve.
De manière quasi concomitante, les députés votent une loi qui permet le contrôle des réseaux sociaux au motif que :
« Ce texte prévoit, à partir de juillet, une obligation pour les plates-formes et les moteurs de recherche de retirer sous vingt-quatre heures les contenus « manifestement » illicites qui leur ont été signalés, sous peine d’être condamnés à des amendes pouvant aller jusqu’à 1,25 million d’euros. Sont visées, notamment, les incitations à la haine, la violence, les injures à caractère raciste ou religieux. »
Bien sûr tout ça ne peut être qu’automatisé et c’est bien ça qui fait peur. Car comment distinguer la provocation, l’humour, la dérision, l’esprit critique de la vraie incitation à la haine ? C’est bien évidemment impossible. Ce sera une nouvelle atteinte à notre liberté d’expression.

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Déjà que cette liberté d’expression est sérieusement écornée sous la pression de différents, et  multiples lobbies bien organisés. (j’y reviendrai dans un autre article).

Après les drones… Comme  ça fait peur tous ces instruments de contrôles plus ou moins robotisés, automatisés…

L’État s’immisce de plus en plus dans la sphère de vie privée, dans le contrôle des mœurs (cherchez et vous trouverez de nombreux exemples sans peine). Nous glissons vers une police de la pensée. Et transgresser en ce sens devient de plus en plus facile et risqué.

Comme le disait un de mes contacts, où est passé l’esprit Charlie ?
Dans mon c.. ?

En parlant de ça, combien de temps avant qu’on interdise youporn ?

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Un point sur l’immortalité de l’âme et la réincarnation selon les différentes traditions

Par rapport à l’idée  qu’on se fait de la mort et du sentiment qu’elle engendre chez nous, il est primordial de se prononcer sur la croyance en l’immortalité de l’âme et encore de la réincarnation. Si l’on croit en l’existence de l’âme d’une part et en son immortalité, la perspective de la mort change du tout au tout. Ces croyances sont porteuses d’espoirs alors que l’adhésion totale à la philosophie matérialiste est porteuse de peur, d’angoisse. On peut se demander dans quelle mesure la philosophie matérialiste est une vérité ou une croyance.
Toutefois on peut croire en l’immortalité de l’âme sans croire en la réincarnation. Dans ce cas-là, on peut se pencher sur le corps glorieux, énoncé par St Paul. Dans tous les cas, pour avoir une « bonne » réincarnation (voire carrément une libération du cycle de naissances et de morts) ou obtenir ce corps glorieux, une purification, qui passe par un nécessaire détachement, est nécessaire. (tout ce qui est écrit en italique est de mon fait).
Nous verrons ce que dit l’hindouisme, le bouddhisme, l’Égypte ancienne, les philosophes grecs, le christianisme, le judaïsme ou les Rose-Croix sur ce sujet.

** Hindouisme , yoga (source wikipedia) :
Dans la Bhagavad-Gîtâ , à la date de rédaction incertaine mais avant J.C,  l’un des textes essentiels de l’hindouisme : « L’âme incarnée rejette les vieux corps et en revêt de nouveaux, comme un homme échange un vêtement usé contre un neuf38 ». L’âme transmigre donc de vie en vie : « Car certaine la mort pour celui qui est né, et certaine la naissance pour qui est mort 39 ». L’individu qui veut atteindre la libération doit vivre de manière détachée de façon à ne pas générer de karman : « Celui qui, fondant en Brahman tous les actes, agit en plein détachement, le péché ne s’attache pas à lui pas plus que l’eau à la feuille du lotus40. ».
Dans l’Advaita Vedānta, date d’écriture bien postérieure à JC, au moins 6 siècles après, le corps, les émotions et l’intellect ne sont que des enveloppes temporelles (kośa) qui donnent l’illusion du « moi » et qu’il faut dépasser. Lorsque survient le moment de quitter l’incarnation physique temporaire, l’âme incarnée (jīvātman) dénoue les liens qui l’attachent à l’existence. Si le karman accumulé apporte le fruit de trop d’actes négatifs, l’ātman ou le Soi s’incarne dans un nouveau corps. Ce cycle est appelé saṃsāra et pour le briser afin d’atteindre la libération (mokṣa), l’individu doit s’identifier à l’Absolu (Brahman).

Le yoga et d’autres courants hindous enseignent le moyen de parvenir à la libération, et chacun choisit la méthode qui lui convient le mieux parmi les écoles de philosophie indienne. Aujourd’hui, l’hindou, puisqu’il vit au kaliyuga, époque où le dharma est le plus corrompu, choisit la voie du Bhakti yoga ou de la dévotion (ce qui ne signifie pas forcément qu’il exclut d’autres moyens religieux ou philosophiques32). D’autres voies du yoga (mārga) permettent également de se libérer du cycle des réincarnations, notamment le Karma yoga41.

** Le Bouddhisme reprend aussi la notion de samsara mais réfute la notion d’atman, d’un absolu de l’être en quelque sorte. Pour se détacher de ce cycle de renaissance et de morts, il faut se détacher du désir et atteindre le nirvana.

** La réincarnation dans l’Égypte Ancienne

Hérodote (Hérodote, Histoires, II (Euterpe), mentionne la croyance en la réincarnation chez les Egyptiens (donc croyance en cours avant – 425, date de sa mort) :
 » Ces peuples [les Égyptiens] sont aussi les premiers qui aient avancé que l’âme de l’homme est immortelle ; que, lorsque le corps vient à périr, elle entre toujours dans celui de quelque animal ; et qu’après avoir passé ainsi successivement dans toutes les espèces d’animaux terrestres, aquatiques, volatiles, elle rentre dans un corps d’homme qui naît alors ; et que ces différentes transmigrations se font dans l’espace de trois mille ans. »
Cependant, j’ai relevé peu d’informations à ce sujet, peut-être parce que c’était des connaissances révélées lors d’initiations et donc secrètes.

** La réincarnation chez les grecs en particulier les écoles de mystères et les philosophes qui tenaient leur idées sans nul doute de la tradition Égyptienne (vu que la plupart des philosophes grecs faisaient des séjours en Égypte parfois pendant plusieurs années avant de revenir). (Source : La réincarnation chez Platon et l’optique chrétienne)

L’histoire de l’idée de l’âme immortelle, c’est-à-dire qu’en chaque personne il y a une âme, qui existait avant sa naissance et continue d’exister après sa mort, a été mise en avant par le mouvement religieux de l’Orphisme par des mystères (VIIème siècle avant J.C). Cette idée correspond à la théorie orientale de l’hindouisme (réincarnation – métempsychose), qui signifie la migration, le passage de l’âme immortelle, au moment de la mort, après un bref voyage, dans un nouveau corps. Après la mort du corps, l’âme est mise au jugement, qui peut s’avérer un châtiment, voir une nouvelle réincarnation, ou une récompense, soit une délivrance définitive du cercle des réincarnations, de manière à ce que l’âme réalise l’élément divin et céleste en elle, afin de devenir un esprit sain. Le mythe de la réincarnation ‘‘concerne la renaissance de l’âme de soi-même à travers une série de corps physiques et surnaturels, lesquels sont d’habitude les corps d’homme ou d’animaux, mais dans certains cas ainsi les corps de dieux, d’anges, de démons, de plantes et de corps célestes (le soleil, la lune, les étoiles et les planètes). En Grèce Ancienne l’idée de la réincarnation (Donnet 2001) s’est identifiée, surtout, avec les enseignements de Pythagore, Empédocle, Platon et Plotin, (Laurent 1999: 115–137) et la culte mystérieuse d’Orphée (Morand 2001). Le caractère très ancien du mythe de la réincarnation vient de ce qui se trouve au cœur des systèmes religieux et des groupes sociaux dans différents lieux du monde (Begzos, dictionnaire religieux, 381–382). Dans le cas de Pythagore les témoignages donnent une place primordiale à la théorie de la réincarnation- métempsychose (incarnation des âmes immortelles à l’heure de la mort, de nouveau sous forme humaine ou animale avec le transport d’un corps à l’autre). Platon (Ferrari 2005: 292) épouse la théorie de l’âme éternelle (Menon, Phédon, Phèdre, République), qui possède la connaissance, avant d’être associé au corps de l’homme, et ce que nous apprenons n’est qu’un souvenir de ce que nous connaissions jadis et nous avons désormais oublié. De plus, Platon a adopté la théorie de la réincarnation – métempsychose et il l’a approfondie de manière eschatologique dans l’interprétation mythico- philosophique de la théorie de la réminiscence (Laurent 2002: 140). Nous pourrons soutenir que Platon a pris en compte les conceptions préexistantes au sujet du destin de l’âme. Influencé aussi par Empédocle, Pythagore, les Orphiques (Donnet 2001) et d’autres, il a construit une théorie qui est fondée, comme cela arrive avec les Védas, sur la croyance dualiste de l’âme immortelle et piégée à l’intérieur du corps et plus généralement dans la réalité matérielle à cause même de son attirance pour les biens éphémères. Chaque réincarnation est déterminée par les expériences de la vie précédente. L’errance douloureuse de l’âme à travers divers êtres s’arrête seulement quand on fait prévaloir la raison et l’éloignement des jouissances du monde matériel. C’est alors l’homme peut réussir la contemplation proprement dite du bien (Phèdre 247 d–e, dictionnaire religieux, 383).

avant le concile de Constantinople (503 ap JC), la réincarnation était une conception admise chez les chrétiens.

** La réincarnation dans la Bible, et fait moins connu chez les chrétiens d’avant le concile de Constantinople (Source : La réincarnation chez Platon et l’optique chrétienne)

« Commençons par deux passages de l’Ancien Testament qui parlent clairement de la préexistence des âmes, condition indispensable pour que des incarnations, puis des réincarnations, puissent avoir lieu.

«J’étais un enfant d’un heureux naturel, j’avais reçu en partage une âme bonne, ou plutôt, parce que j’étais bon, j’étais venu dans un corps sans souillure.» (Livre de la sagesse, attribué à Salomon, 8,19-20)

À propos du prophète Jérémie : «Avant que je t’eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais ; et avant que tu fusses sorti de son sein, je t’avais consacré, je t’avais établi prophète des nations.» (Jérémie 1,4-6)

Les deux passages suivants parlent de la réincarnation future de quel¬qu’un qui a déjà vécu une vie sur Terre. Dans le livre d’Ezéchiel, il est écrit à propos du peuple hébreux, désigné dans le texte comme «les brebis du Seigneur», que ces derniers recevront un nouveau guide : «J’établirai sur elles (les brebis) un seul pasteur, qui les fera paître, mon serviteur David» (Ezéchiel 34,23). Or, le David dont il est question dans ce texte écrit en l’an 600 avant J.-C. est un grand personnage de l’histoire juive qui vivait environ en l’an 1000 av. J.-C., autrement dit 400 ans avant que le livre d’Ezéchiel ne fût écrit ! Ce passage, annonçant le retour de David, parle clairement de sa réincarnation.

Dans le livre de Malachie, on trouve une autre annonce de réincarnation : «Voici, je vous enverrai Elie, le prophète, avant que le jour de l’Éternel n’arrive, ce jour grand et redoutable» (Malachie 3,23). Ce texte écrit au 5e siècle avant J.-C. ne peut concerner la mission déjà réalisée par Elie qui vécut au 9e siècle av J.-C., donc 4 siècles auparavant. Il parle forcément d’une mission future d’Elie, pour laquelle il se réincarnera.
Dans un passage du Nouveau Testament, Jésus demande à ses disciples «Et moi, qui dit-on que je suis ?». Ceux-ci lui répondent que dans le peuple «Les uns disent que tu es Jean-Baptiste, les autres Elie ; d’autres encore Jérémie ; ou l’un des prophètes» (Matthieu 16,14-15). Bien qu’il ne soit pas logique de dire que Jean-Baptiste s’est réincarné en Jésus puisqu’ils vivaient à la même époque, il n’en reste pas moins que cette réponse témoigne que la réincarnation était tenue pour possible par le peuple.
Un autre passage sous-entend l’acceptation de la réincarnation ; c’est celui de la guérison de l’aveugle. «Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance. Ses disciples lui demandèrent : Rabbi, qui a pêché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ?» (Jean 9,1-2)
Si cet homme est aveugle de naissance à cause de ses péchés, c’est qu’il les a commis avant sa naissance, donc dans une vie antérieure. La question des disciples montre qu’ils envisagent comme possible que quelqu’un puisse semer une chose dans une vie et la récolter dans une autre, qu’ils étaient au courant et acceptaient l’idée de la réincarnation. D’ailleurs, Jésus dans sa réponse ne les corrige pas, il ne leur dit pas qu’ils se trompent en pensant que l’aveugle a pu être lui-même la cause de sa déficience visuelle par son comportement dans une autre vie. Cette idée est acceptée comme naturelle par lui. Ne serait-ce pas parce qu’elle est une réalité ?
Les Pères de l’Église

Après la mort de Jésus, différentes personnalités commentèrent et expliquèrent ses paroles. Ils sont appelés «Pères de l’Église» car ils sont à l’origine des dogmes de l’Église chrétienne. Or, leurs écrits révèlent que la réincarnation était acceptée et reconnue comme vraie, par une partie d’entre eux tout au moins.

Origène (115-254 après J.-C.) fut un des plus influents théologiens du christianisme primitif. Son influence s’étendit jusqu’au 4e siècle.
Il est généralement considéré comme le plus brillant des Pères de l’Église. Pour lui «Chaque âme vient en ce monde, fortifiée par les victoires ou affaiblie par les échecs de ses vies antérieures».
Grégoire de Nysse (335-395), Père de l’Église grecque, affirme : «C’est une nécessité naturelle pour l’âme de se purifier à travers de multiples vies».
Saint Augustin (354-430) dont les écrits ont profondément influencé la pensée chrétienne écrit : «N’ai-je point vécu dans un autre corps avant d’entrer dans le sein de ma mère». »

Il est certain qu’on cherchera en vain beaucoup de précisions sur l’au-delà de la mort dans les évangiles et dans le nouveau testament en général et c’est bien dommage car c’est une question vraiment essentielle !  Pourtant le fait que Jésus ait ressuscité est bien là la principale bonne nouvelle des Évangiles. C’est en lui que réside l’espérance Chrétienne. Mais que veut dire ressusciter ? Il nous est dit que Jésus ressuscite, ce qui n’est en aucun cas une réincarnation pour le coup. Il n’y a pas de naissance dans un corps physique. Jésus ne renaît pas. Littéralement, Il est. Hors du temps et de l’espace d’une présence qui n’est de toute évidence pas soumise aux lois que nous connaissons dans ce monde. Par ailleurs, au début Marie ne le reconnaît pas. Il a donc changé d’aspect. Il n’anime pas un corps physique. C’est tout à fait évident. Est-ce que c’est ce qui nous attend ?
On notera de ce fait l’idée de corps spirituel ou glorieux developpée par St Paul qui reste assez alambiquée (source Jean-Paul II Jean-Paul II, résurrection, corps glorieux :
Notre corps sera transfiguré en corps glorieux (cf. épitre aux Philippiens Ph 3, 21), en «corps spirituel» (1 épitre aux corinthiens Ph Co 15, 44). Paul, dans la première Epître aux Corinthiens, répond à ceux qui lui demandent: «Comment les morts ressuscitent-ils? Avec quel corps reviennent-ils?», en se servant de l’image du grain qui meurt pour s’ouvrir à une vie nouvelle: «Ce que tu sèmes, toi, ne reprend vie s’il ne meurt. Et ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps à venir, mais un simple grain, soit de blé, soit de quelque autre plante […] Ainsi en va-t-il de la résurrection des morts: on est semé dans la corruption, on ressuscite dans l’incorruptibilité; on est semé dans l’ignominie, on ressuscite dans la gloire; on est semé dans la faiblesse, on ressuscite dans la force; on est semé corps psychique, on ressuscite corps spirituel […]. Il faut, en effet, que cet être corruptible revête l’incorruptibilité, que cet être mortel revête l’immortalité» (1 Co 15, 36-37. 42-44.53).
Les théologiens s’accordent à penser que ce corps spirituel défie les lois du temps et de l’espace.

** Judaisme (source wikipedia : la réincarnation apparaît comme un concept assez récent et controversé
Le concept utilisé en hébreu est celui de « Guilgoul haneshamot » (héb. גלגול הנשמות, litt. « cycle des âmes »), plus simplement appelé « guilgoul » (héb. : גִּלְגּוּל), un terme qui peut désigner la transmigration des âmes, la métempsycose ou la réincarnation49. Selon ce concept, les âmes effectuent un « cycle » à travers les vies ou « incarnations », étant attachées à différents corps au cours du temps. Le corps auquel elles s’associent dépend de leur tâche particulière dans le monde physique, du niveau de spiritualité de la ou des précédentes incarnations.
L’idée du « guilgoul » semble avoir été présente depuis dans les croyances populaires juives. Par ailleurs, les commentaires kabbalistiques sur la Bible expliquent le « guilgoul » comme une transmigration des âmes de certains personnages pour réparer les dégâts causés durant leur vie : ainsi, Moïse et Jethro sont considérés comme des réincarnations d’Abel et Caïn, David, Bethsabée et Urie comme celles d’Adam, Ève et le serpent ou encore Job, celle de Terah, père d’Abraham49. De nombreux kabbalistes se sont particulièrement intéressés aux réincarnations de l’âme d’Adam. On retrouve de longues explications au sujet de ces « guilgouls » de personnages bibliques dans les écrits de Haïm Vital et Menahem Azariah da Fano49.

* La tradition Rose-Croix :
Les Roses-Croix croient (désolé pour la répétition mal venue ^^) en la réincarnation mais pas en la métempsychose (c’est-à-dire la possibilité de se réincarner aussi en animal). Ils enseignent qu’une vie n’est pas suffisante pour atteindre la « Perfection » et que comme ils croient en Dieu et que Dieu a pour dessein pour l’homme la « Perfection », l’une des lois de l’existence humaine est la réincarnation. C’est tout à fait cohérent à partir du moment où on croit en Dieu et que Dieu est « bon ».
Plus de renseignements ici : Spiritualité des Rose-Croix

PS : on pourrait se dire intuitivement que le corps glorieux est l’aboutissement de notre cycle de réincarnations, une fois que nous avons atteint l’illumination ou la perfection de notre propre nature.

 

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Chronique de « Croire, une invitation à la foi catholique » de Bernard Sesboüe

Chronique de « Croire, une invitation à la foi catholique pour les femmes et hommes du XXIième siècle. »

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Présentation :
Invitation à la foi catholique pour les femmes et les hommes du XXIe siècle. Aux lendemains du concile Vatican II, les exposés de la foi chrétienne ont abondé. Les ouvrages, qui revisitaient le Credo à la lumière des débats conciliaires, s’adressaient à un public baigné par une culture encore fortement christianisée à l’aube du XXIe siècle, alors que la culture ambiante a largement perdu ses références judéo-chrétiennes, un exposé de la foi catholique ne peut plus se contenter de « mettre au goût du jour » les formulations de la foi sans d’abord en « mettre en examen » les principales affirmations. C’est à cette tâche que s’attelle Bernard Sesboüé dans cet ouvrage. Sans simplification mais dans un vocabulaire compréhensible par tous, il affronte toutes les questions, toutes les objections et toutes les accusations d’une société sécularisée en proie au doute et au soupçon. Ensuite et ensuite seulement, il développe dans un style fluide et délié un exposé dense, cohérent et organique de la foi catholique reçue des Apôtres.Éminent théologien, Bernard Sesboüé nous donne à un ouvrage de référence, indispensable aussi bien pour les incroyants qui souhaitent penser la foi catholique en toute connaissance de cause, que pour les croyants qui veulent progresser dans l’intelligence de leur foi afin de mieux la vivre.

Avant propos à cette chronique :
Il y a une interrogation essentielle, du moins si l’on prend la peine de se pencher dessus. Quelle est la nature de Jésus ? Est-il prophète, fils  de Dieu, un mythomane ? Dès que je fouille un peu dans les Évangiles notamment au travers des paroles qu’il aurait prononcées, l’hypothèse de la mythomanie ou de la folie douce il me semble peut être écartée. Ses paroles sont très profondes et justes. Dès lors s’il porte la parole de Dieu, ne devons nous pas porter toute notre attention à ce qu’il dit, l’exemple qu’il donne ? Il est évident que nous gardons notre liberté de croire ou ne pas croire, de même que face au monde, nous gardons notre liberté de pensée que nulle Intelligence Transcendante n’en est le créateur. Le problème n’est donc pas de savoir si Jésus est le fils de Dieu, ou incarne la parole Divine, mais bien de croire ou ne pas croire. De faire le saut de la foi.
C’est ce qui m’amène à me pencher très sérieusement sur le christianisme et à lire très attentivement ce livre : « Croire ».

Commentaire : Une somme voire un sommet au langage très accessible sur la foi catholique mais un bémol notable
Venons en au livre proprement dit. C’est une somme (et un sommet ?) très développée, et réfléchie qui fait le tour de nombreuses questions qui ont trait à la foi chrétienne et plus particulièrement à la foi catholique. Les raisonnements sont rigoureux, avec un langage clair et simple, et allient philosophie et théologie. Je cite parmi tous les thèmes abordés et arbitrairement : Qu’est-ce que l’homme ? La liberté ? Le croire religieux, les raisons de ne pas croire, comment le langage peut-il exprimer la divinité ? Un Dieu guerrier et sanguinaire ? Le Christ, sommet de la révélation chrétienne, Mais alors pourquoi le mal ? L’origine du mal, une partie très intéressante sur l’historicité du Christ aussi.

Voici quelques passages que j’ai retenus et qui témoignent de la qualité du livre :

  • la mise en évidence chez l’homme d’un désir de « toujours plus ». Avoir plus, être plus. Paradoxe de notre condition limitée et de ce désir d’infini. L’homme porte en lui plus que l’homme.
  • La liberté consiste à se choisir soi-même à partir de multiples choix dans notre vie quotidienne.
  • citation : «  d’un côté, nous faisons quotidiennement des choix concrets et conscients, de même que nous parlons et agissons ; de l’autre, le pôle subjectif que nous ne pouvons considérer directement est habité par une certaine option que nous ne connaissons jamais totalement, qui nous échappe « en arrière » d’une certaine façon.« 
  • un retournement auquel je n’avais pas pensé : « Il ne s’agit pas de croire que Dieu existe mais de croire que l’homme existe pour Dieu ». Effectivement, c’est la vraie question que pose entre autres les prophètes et Jésus.
  • sur la liberté : « l’homme est doté d’une vocation, qui s’impose en quelque sorte à sa liberté, mais d’une vocation à laquelle il répondra librement. »
  • « L’expression péché originel vise d’abord et avant tout la situation globale de l’humanité.(…) Ce que notre expérience appelle  mal des hommes et fautes humaines, la révélation l’appelle péché, au sens d’un état général de péché. » Dans cette violence, quelque chose s’oppose à Dieu et à son dessein sur l’homme.
  • Archéologiquement, découverte du tombeau de Jésus et maison de Pierre à Capharnaüm. « On ne peut nier être en présence des traces de l’existence de Jésus »
  • « Sa crucifixion et sa mort sont bien attestées par des documents historiques extérieurs (Tacite, Flavius Joseph). »
  • L’attitude de Jésus face à la souffrance et  la mort est exemplaire. Et c’est ce qui fait sens pour nous les mortels. « Ce n’est pas la souffrance de Jésus qui nous sauve ; c’est l’amour avec lequel il a vécu cette souffrance, c’est tout autre chose. » (Père Congar)
  • Paul n’hésite pas à parler de « corps spirituel » pour souligner la discontinuité entre le corps terrestre et le corps ressuscité.
  • « Nous n’avons aucune image de ce que peut être un corps ressuscité dans un univers qui est au-delà du temps et de l’espace. »
  • « Le message apostolique est vide de contenu si Christ n’est pas ressuscité. »
  • « Par amour, le Fils s’est fait solidaire de notre condition humaine, à la fois pour nous libérer du péché mais aussi pour nous communiquer son Esprit. »
  • « L’Eglise ne pourra jamais sortir de cette contradiction : elle est radicalement sainte dans sa source  et elle reste non moins radicalement pécheresse dans sa vie, parce que faite d’hommes pécheurs. »
  • « L’existence des baptisés est devenue une existence sacerdotale, c’est à dire une offrande à Dieu et aux autres  et une sanctification du monde. Tous les baptisés sont des prêtres. » Le sacerdoce des fidèles est existentiel et celui des ministres est au service du Christ (par l’administration des sacrements en particulier).
  • Les laïcs sont normalement insérés  dans le monde de leur temps et  sont des chrétiens à part entière : il n’y a pas dans l’Eglise de « super-chrétiens » (sous-entendu, les ministres ne sont en rien supérieurs aux laïcs). Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême.
  • Les religieux, certains chrétiens vivent le « célibat dans le Royaume » (Mt 19,12) dont a parlé Jésus, dans la pauvreté totale. Point de départ de la vie érémitique ou monastique.

Pour ceux qui ont eu la motivation de me lire jusqu’ici, j’avoue que j’ai cependant moins apprécié la dernière partie du livre où l’auteur se fait un peu trop le traducteur des intentions de Dieu alors qu’au fond ce ne sont que des spéculations et que nous ne pouvons avoir aucune certitude notamment lorsqu’il parle de la fin des temps, de la résurrection finale et de l’au-delà.
Je cite un passage qui me paraît illustrer cette exagération : Ce que nous appelons fin du monde aura pour conséquence une résurrection totale et achevée de tous et de chacun, et de chacun avec tous. Ce sera le deuxième temps de la résurrection et même l’achèvement de la résurrection de Jésus inaugurée le jour de Pâques. Notre monde vit la lente gestation de cette résurrection du Christ total. (p 534)
Devant ce genre d’affirmation en plus au futur de l’indicatif et non avec un humble conditionnel, mon esprit critique refait jour et lève un peu les yeux… au Ciel.

 

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« Speculum » livre 1 de L.N. Lhand

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un livre très très haut en couleur, pour lequel j’ai aidé l’autrice à la correction et la publication.

 

Speculum_LNLHAND_Couv
Au civil, L.N. Lhand est une jeune femme, jolie, bien sous tous rapports avec une profession éminemment respectable. Et pourtant derrière ce visage « angélique » (marquise des anges), je découvris que se cachait un esprit aux fantasmes érotiques et totalement sadiques, en particulier vis-à-vis des hommes. ^^

Reprenons depuis le début. L.N. Lhand est une jeune femme blogueuse que j’avais croisée il y a maintenant quelques années sous un autre nom. A l’époque, je me souviens que je lui avais fait découvrir la littérature érotique, la mienne ^^, ce qui l’initiait à autre chose que la romance érotique.
Et puis il y a de cela un an, elle me confia qu’elle avait un projet littéraire qui lui tenait à cœur, un roman fleuve. Par curiosité, je lui demandai de me l’envoyer. Connaissant sa personnalité, je me doutais que ce serait intéressant mais j’étais loin d’imaginer l’OVNI qui me tomberait entre les mains. Rien que le titre « Speculum » laisse penser que nous n’avons pas à faire à un roman à l’eau de rose.^^

Voici la présentation :
« ⚠️ATTENTION CE LIVRE EST STRICTEMENT DÉCONSEILLÉ AU MOINS DE 18 ANS ⚠️- Un autre monde, un autre temps, deux royaumes distincts séparés par une frontière maritime. Au Nord, le gouvernement s’est établi sur les principes d’une société patriarcale, au sein de laquelle les hommes – du simple mendiant au roi tout puissant – exercent leur domination complète sur les femmes. Au Sud, le gouvernement s’est construit sur les bases d’une société matriarcale permettant à la gent féminine – de la simple mendiante à la reine toute puissante – d’asseoir sa supériorité sur les êtres masculins relégués au rang d’esclaves. »

Speculum1

L’interdiction aux moins de 18 ans n’est pas facultative tant l’auteure déploie des scènes sadiques qui font frémir et qui alternent avec des scènes érotiques pour le moins chaudes. Et aussi, il faut le noter  la psychologie des personnages, notamment des héroïnes, qui peut flirter avec le « fleur bleu » au milieu d’un océan de gore et de sexe. J’avoue que c’est ce mélange détonnant qui m’a poussé à m’impliquer dans la correction appuyée de sa création. L.N. Lhand supporta avec bravoure ma férule impitoyable. Et ses remerciements me touchent ^^ car ce fut un travail assez colossal vu la taille de la bête (je parle de son livre). En tous cas, je suis très fier d’avoir participé à la publication d’une œuvre aussi iconoclaste.
Speculum2

Voici deux pages en guise d’échantillon : l’une tirée du royaume du nord où les femmes sont totalement sous le joug des hommes, l’autre du Royaume du sud, où les rapports s’inversent et c’est peu de le dire.

Royaume du Nord où les femmes sont dominées (je vous laisse imaginer quel est ce « manteau » laiteux) :
Royaume_Nord

Et l’horrible Royaume du Sud où les hommes, esclaves, subissent tous les sévices imaginables (et plus encore) :
Royume_sud

Vous pouvez vous le procurer ici :
Speculum livre 1

Une photo souvenir de notre rencontre 🙂 :

JBMESSIER_L.N.LHANDfloutée

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Que nous disent le Péché originel et la fin des temps sur notre situation personnelle ?

amour_parental_bébéDans notre vie, nous naissons dans un monde où le mal existe mais aussi le bien, rappelons-le (l’amour parental en étant un des plus beaux exemples). Nous avons donc le choix. Ce choix entre le bien et le mal, nous en sommes parfaitement conscient à chaque instant de notre vie.

péché_originel_enluminure

C’est en ce sens que le péché est originel car il est hors du temps, inhérent à notre nature et à notre monde. Le mal est aussi hautement contagieux et se lègue au cours des âges. Historiquement, il nous est bien sûr impossible de remonter au premier acte mauvais d’un homme (ou d’une femme).  Si l’on rappelle le mythe de le Genèse (genèse, chap III), nous lisons qu’il existe un arbre de la connaissance du bien et du mal dont Dieu défend de manger les fruits. Le serpent tente la femme en lui disant qu’en mangeant ce fruit elle deviendra l’égal de Dieu. Le serpent représente le tentateur, la tentation. La femme propose à son homme de le manger ensemble.
On voit bien qu’en termes de conscience, nous sommes soumis à la tentation tout au long des jours mais rien ne nous oblige à céder à la tentation de faire le mal (dans le sens où le mal représente la volonté d’outrepasser ce que Dieu nous incite à faire). Suivre la voix de Dieu représente l’action de faire le bien. Mais il y a liberté de faire le mal. La liberté est donc préexistante, selon ce mythe, au mal, et le mal en est la conséquence directe. Et plus précisément c’est l’homme qui choisit de faire le mal. Il ne vient pas de Dieu.

Certain(e)s disent comment croire en Dieu alors qu’il existe tout ce mal ? Mais Dieu tel qu’il est écrit dans la Bible n’en est pas responsable, c’est notre liberté qu’il nous a accordé et nous faisons le mal malgré son avertissement. Et cet avertissement, il est en nous. Il y a quelque chose en nous qui nous dit, si on y prête attention : « ce n’est pas bon ».

Livre_des_morts_pesée_âmes

La Fin des temps possède aussi une dimension qui s’adresse à notre personne, à notre situation actuelle. La fin du temps, la fin du monde, de notre monde, c’est de manière certaine notre mort sans même penser à une dimension cosmogonique bien lointaine, abstraite et qui ne nous parle pas.

Et le jugement dernier tel qu’il est décrit fait fortement penser à la pesée des âmes de la religion Égyptienne (pesée des âmes, Egypte antique). Jésus nous incite à faire le bien, notamment vis-à-vis des pauvres et des malades. C’est une manière de se rapprocher de Dieu et d’être en unité avec lui, avec le Bien qui est en nous, et cela reste un choix.

On s’aperçoit donc à travers cet exemple que même pour un athée, la réflexion sur les textes sacrés peut être bénéfique.

Et en bonus cette très  belle photo :
Modèle : Calapy Laety
Photographe : Io Alpha

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