Lecture de « Les portes d’Euphoria »en streaming gratuit sur youboox

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Les portes d’Euphoria

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Hellixir en lecture gratuite sur youboox

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Hellixir

 

 

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Chronique de « En route » de Huysmans

En_Route_Huysmans

 

Présentation :
« Dans ce roman autobiographique, l’auteur conte l’histoire d’un écrivain et de son retour à la religion catholique. Admirateur du Moyen Âge, des cathédrales, de la peinture religieuse ancienne, le héros séjourne dans un couvent pour tenter de résoudre son drame de conscience. Roman de conversion, – et la conversion des artistes, de Claudel à Péguy ou Ghéon, au tournant du siècle est un phénomène de société -, celle-ci échoue. Roman de la vie spirituelle, de l’église et du couvent, il ouvre une voie originale, où triompheront Mauriac et Bernanos. Enfin, c’est, comme À Rebours, une grande rêverie narcissique, un monologue intérieur où luttent l’imaginaire érotique et la prière, l’esthétisme et l’ascétisme. Comme l’a dit l’auteur lui-même, il est tombé «comme un aérolithe». « 

Mon avis : tout lecteur de n’importe quelle époque peut se projeter dans ce narrateur en quête de foi

Duretal, le narrateur de Huysmans (son double), nous livre ici tous ses atermoiements, ses doutes, ses résistances avant de franchir le pas, de faire son séjour à la Trappe et s’abandonner à la foi chrétienne.
C’est une narration subjective, au rythme très vivant, très proche du cours des pensées. Et comme le sujet (la conversion à la foi chrétienne) est intemporel, le livre le devient aussi. Au contraire de Houellebecq qui dépeint les affres de l’esprit d’un narrateur englué comme une mouche sur un papier tue-mouches dans les mictions de notre société moderne, Huysmans, lui, nous livre les angoisses d’un narrateur, confronté à la foi chrétienne, la peur du saut de la foi. Je le compare à Houellebecq, car ce dernier faisait de Huysmans le sujet de thèse de son héros dans son roman « Soumission ». Et de nombreux effets de miroir, parallèles peuvent être retrouvés entre les oeuvres de ces deux auteurs.
Il est intéressant de noter comment la liturgie, les chants, les cérémonies impressionnent la sensibilité et l’imagination de Duretal sans parler des lectures religieuses. J’ai découvert grâce à ce livre de nombreuses choses sur la théologie et la mystique chrétienne, notamment le concept de vie purgative, illuminative et unitive. Les étapes de l’illumination chrétienne.
Duretal s’élève en dehors des conventions de la société de son époque grâce à sa conversion, à son envie de soumission au catholicisme. Le récit des tourments de Duretal peut être aussi actuel que le récit de n’importe quel narrateur à n’importe quelle époque concernant ce même sujet. On l’imagine en train de parler tout seul, de ratiociner, de faire de grands gestes dans la rue, comme en proie à quelque folie intérieure.

 

 

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Chronique de « Sérotonine » de Michel Houellebecq

CouvSerotonine

Présentation :
« « Mes croyances sont limitées, mais elles sont violentes. Je crois à la possibilité du royaume restreint. Je crois à l’amour » écrivait récemment Michel Houellebecq. Le narrateur de Sérotonine approuverait sans réserve. Son récit traverse une France qui piétine ses traditions, banalise ses villes, détruit ses campagnes au bord de la révolte. Il raconte sa vie d’ingénieur agronome, son amitié pour un aristocrate agriculteur (un inoubliable personnage de roman son double inversé), l’échec des idéaux de leur jeunesse, l’espoir peut-être insensé de retrouver une femme perdue. Ce roman sur les ravages d’un monde sans bonté, sans solidarité, aux mutations devenues incontrôlables, est aussi un roman sur le remords et le regret. »

 

Mon commentaire :  « Sérotonine, zéro tonus (Jésus nous l’avait pourtant bien dit)

Alors Sérotonine, c’est l’histoire d’un homme qui a connu l’amour et ne le connaîtra plus. C’est acté. Deux fois, l’amour, le grand, le vrai, a toqué à sa porte, et deux fois, le narrateur ne va pas le suivre ou même le trahir et le briser. Actuellement, il vit avec une belle Japonaise avec qui il n’a aucune espèce de complicité mais qui avait pour qualité de bien baiser et qui l’insupporte. Alors, il décide de disparaître. Disparaître des radars humains. C’est le récit d’un homme seul, un étranger au monde, et qui se désagrège étape par étape.

Or de façon surprenante alors que rien n’annonce cet exhortation chrétienne, alors que ce processus de désagrégation de Florent-Claude (curieux prénom qui n’est évoqué qu’une fois alors retenez le bien ou pas) arrive à son terme logique, celui-ci nous livre ses dernières pensées et donne une sorte de morale à son histoire : Nous n’entendons pas le message du Christ qui a donné sa vie pour nous. Mais quel est ce message que nos cœurs endurcis n’entendent pas ?

Le narrateur Houellebecqien n’arrive toujours pas à se convertir. Il n’arrive pas à se mettre « En route ». Finalement, le narrateur échoue dans sa vie de deux manières majeures qui le laissent absolument vide. La fin chrétienne du livre m’a « obligé » à effectuer une seconde lecture car elle éclaire d’un jour différent le roman et du coup j’ai cherché les traces de mots, de phrases qui présagent cette fin christique. C’est comme certaines chutes de nouvelles, avec la fin, le sens en devient différent. Donc en relisant, je trouve une première allusion. Mais contrairement à ce qui se passait dans « Soumission », notre Florent-Claude ne franchit même pas le seuil d’ un monastère. « Ils sont overbookés ». On retiendra cette allusion au dévoiement touristique de lieux religieux, symbolique de notre société de consommateurs et de touristes de la vie. A moins que cet attrait pour les retraites monastiques signalent au contraire un besoin de spirituel ? On retrouvera cette allusion au monastère p. 279 où le narrateur pense aux vigiles des moines lors d’une nuit d’insomnie. Au fond que montre ce livre si ce n’est la nuit obscure de l’âme sans amour, sans Dieu ? C’est l’une des dimensions, pas la seule. « Misère de l’homme sans Dieu » comme dirait Pascal (mon voisin).

Si vous êtes d’humeur chagrine,
Évitez Sérotonine.

On remarque qu’en fait Houellebecq suit une ligne de force parallèle à l’écrivain Huysmans depuis « Soumission » mais inverse si je puis dire. Quand on lit « En route » de Huysmans, ce que j’ai fait en parallèle de « Sérotonine »,  justement, on s’aperçoit que la narrateur Duretal s’élève en dehors des conventions de la société de son époque grâce à sa conversion ou son envie de conversion au catholicisme. Le récit des atermoiements de Duretal peut être aussi actuel que le récit similaire de conversion d’un narrateur à n’importe quelle époque. Alors qu’au contraire l’esprit du narrateur Houellebecqien est profondément embourbé dans les méandres de cette société française libérale et matérialiste de ce début 21ieme siècle. Et il est possible que les préoccupations de Florent-Claude seront totalement étrangères au lecteur du 23ième siècle.^^ Le comportement commun aux narrateurs de Huysmans et de Houellebecq est leur amour de la cigarette. Là où Huysman nous raconte les craintes de son narrateur dans le fait qu’il ne pourrait pas fumer lors d’une retraite monastique ; Houellebecq nous conte la quête de Florent-Claude pour trouver un hôtel qui accepte les fumeurs. On pourrait presque dire que la chambre d’hôtel est l’envers d’une cellule monastique, son négatif d’une cellule désertée par Dieu.

On trouvera p.285 une curieuse allusion au lion verd, lion vert des alchimistes et francs-maçons (lion vert anagramme de VITRIOL, Visita Interiora Terrae Rectificandoque Invenies Occultum Lapidem – visite l’intérieur de la terre et en rectifiant, tu trouveras la pierre cachée, ), vitriol. Le Vitriol est un acide très puissant, très corrosif. Est-ce une allusion au processus alchimique de la nuit obscure qui viendra tenailler le narrateur lors d’une nuit angoissée et mémorable ?

Houellebecq va-t-il nous faire le récit d’une conversion dans son prochain roman?

Y-a-t’il quelque chose de plus important que le Christ ?

Sérotonine, zéro tonus.

C’est la femme ou plutôt l’amour de la femme qui fait vivre le narrateur  Houellebecquien, et c’est elle qui le fait mourir dans la nostalgie et le regret infini de l’amour perdu et qui ne se représentera plus. Comme la carcasse d’un animal à peine en vie qui devient exsangue, vide et desséchée. Consumée de l’intérieur.

Le héros Houellebecquien est vide mais Michel ne l’est pas, il est empli de créations et peut-être est-ce la flamme de l’écriture qui le maintient en vie.

Les deux dernières pages qui évoquent le Christ sont un peu comme un koan Zen, une énigme… alors j’ai pris le temps de relire le livre et de méditer ces deux dernières pages.

L’exemple du Christ nous dit que c’est dans l’amour que se trouve notre salut.

Et dans notre vie, l’amour nous fait signe à plusieurs reprises et parfois, nous le maltraitons, nous échouons, jusqu’à ce qu’il ne se représente plus. Sensation qui nous prend quand nous franchissons la quarantaine et que l’horizon des possibles se rétrécit. La salut s’éloigne et l’enfer nous gagne du moins quand on pense que seul l’amour humain compte. Car l’amour divin, lui, ne cesse de frapper à notre porte.

Il est probable qu’on trouve une autre clé d’interprétation en lisant « Les âmes mortes » de Gogol, le seul livre que notre Florent-Claude admet lire en ce crépuscule de son existence.

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Histoire de la naissance de l’écriture

Hier j assistais à une conférence URCI sur la naissance de l écriture donnée par Marie-Agnès Domin, conférencière de l’URCI, section Traditions et Philosophies. C est assez fascinant de concevoir comment l’esprit humain en est venu à concevoir l’écriture. Il est certain que sur le plan de l évolution, c est un tournant aussi important que la maîtrise du feu. C’est d’autant plus intéressant de s’intéresser à la naissance de l’écriture qu’on est lecteur affamé ou… écrivain.:)

Je donne ici un petit compte rendu entrelacé de mes propres réflexions et diverses digressions.

C est seulement, il y a 4 000 ans av JC que les premières protoecritures apparaissent et notre alphabet (grec) date seulement du 5ieme siècle av JC. On remarque la floraison des philosophes à cette époque. On fait remonter à Sumer, des traces très anciennes d’écriture à Ur notamment, dans le bassin du tigre et de l’Euphrate.

Aussi troublant, les hiéroglyphes Égyptiens (photo ci-dessus) du scribe assis du Louvres semblent avoir été conçus dès le départ avec leur forme achevée vers 1500 ans avant notre ère pour connaître des évolutions vers des formes plus simples (le démotique notamment utilisé sur la pierre de rosette).

écriture démotique (7ième siècle av JC) :

Le patron des scribes est Thot (digression, source wikipedia) :

Inventeur de l’écriture et du langage, il est la « langue d’Atoum » et le scribe des dieux. Incarnation de l’intelligence et de la parole, il connaît les formules magiques auxquelles les dieux ne peuvent résister. Selon la légende, celui qui était capable de déchiffrer les formules magiques du Livre de Thot pouvait espérer surpasser même les dieux.

Statue colossale d’un babouin – animal sacré du dieu Thot – Règne d’Amenhotep III – Hermopolis

Le respect que Thot inspire lui vient de son savoir illimité. Toutes les sciences sont en sa possession : Il connaît tout et comprend tout. En tant que détenteur de la connaissance, il est chargé de la diffuser. C’est pourquoi il a inventé l’écriture. Les anciens égyptiens pensaient que le savoir et la connaissance leur avaient été transmis par des livres et des écrits que Thot avait volontairement abandonnés dans des temples. Cependant, la conscience aiguë qu’il a de sa supériorité intellectuelle le rend ennuyeux, présomptueux et pompeux. Il aime les discours soignés, les formules alambiquées et affecte les tons empruntés. Souvent il agace les autres divinités qui ne manquent pas de le lui faire remarquer. Ses compétences s’étendent aussi au domaine des mathématiques dans lequel il excelle. C’est lui qui a fixé les limites des nomes et du Double-Pays. Il est l’auteur des plans des sanctuaires des dieux car lui seul sait tracer des plans et orienter les bâtiments. Toutes les sciences sont sous son contrôle et réclament obligatoirement sa protection2.

Il préside à l’audition des morts au tribunal d’Osiris, et c’est Anubis qui pèse et juge les âmes en les comparant au poids d’une plume (symbole de Maât et de la justice), afin de décider si le défunt, représenté par son  (qui, plus que l’âme, est à la fois le double spirituel et la figuration du mort ainsi identifié par Osiris), doit être condamné (le Kâ étant alors dévoré par Ammout, « la Grande dévoreuse » qui attend aux pieds de la balance) ou jugée digne d’accéder aux Champs d’Ialou, sorte de paradis éternel dans lequel règne l’ordre imperturbable. Maât correspondrait plus ou moins à notre conception de Justice, à ceci près qu’elle n’est pas qu’un rapport harmonieux relatif au juste et à l’injuste, mais principe d’ordre universel.

Un passage du livre de la vache et du ciel explique que Thot est choisi par Rê comme vizir alors que celui-ci s’apprête à quitter le monde des hommes. Thot est ainsi le greffier divin qui possède les mêmes compétences que le greffier de l’administration pharaonique.

Lors de son combat avec SethHorus perdit son œil, mais le retrouva par la suite grâce à Thot. Appelé « Oudjat », cet œil représente la victoire de l’ordre (légitime, Horus étant l’héritier du défunt Osiris) sur le chaos (Seth, qui perturbe l’ordre dynastique, et par conséquent l’ordre du monde). Porté sous forme d’amulette, il était censé écarter le mauvais œil ; on le place notamment sur la proue des navires, pour échapper aux dangereux hippopotames.

L’écriture a alors une valeur sacrée, magique aussi. On retrouve cette idée à la naissance de l’écriture hébraïque ou les idéogrammes chinois qui eux ont une forme qui traversent les âges depuis leur naissance il y a 4000 ans. Pour souligner l importance de l écriture sur le plan de l histoire de l’évolution de la conscience humaine et finalement de l homo sapiens se sachant penser (homo sapiens sapiens), une légende chinoise raconte que les dieux se mirent en colère quand les hommes créèrent l écriture. Ici une photo du livre des mutations chinois, texte à la sagesse abyssale :

 

On peut rapprocher ça de l’arbre de la connaissance de Eve et Adam.

La Kabbale insiste sur la notion du Nom de Dieu et des lettres qui composent le tétragramme sacré (ici écriture Le Tétragramme en phénicien, en araméenancien et en hébreu carré.) :

Dans le domaine de l’écriture sacrée, on peut penser aussi au sanscrit et notamment la lettre « OM » (pas le club de foot hein) :

 

Omaum, (sanskrit ; en devanagari : ॐ) est une syllabe sanskrite que l’on retrouve dans plusieurs religions : l’hindouisme et ses yogas, le bouddhisme, le jaïnisme, le sikhisme, et le brahmanisme. On la nomme aussi udgitha ou pranava mantra (« mantra primordial », le mot prāṇa signifiant également « vibration vitale »). D’un point de vue hindouiste, cette syllabe représente le son originelprimordial, à partir duquel l’Univers se serait structuré. Elle est décrite ou mentionnée dans certaines upaniṣadsnotamment la Chāndogya Upaniṣad1. (source wikipedia)

Enfin la conférencière termine par de très jolies citations  du papyrus Papyrus Chester Beatty IV (traduit notamment par Christiane Desroches Noblecourt (la célèbre egyptologue)) qui dit que les livres sont un moyen de laisser une trace par delà la mort. C est en effet quelque chose qui me guide quand j écris. Et parfois, je me dis qu’après ma mort, mes écrits me survivront sur internet, des gens cliqueront sur des liens et tomberont sur « moi » de manière aléatoire et ce, jusqu’à une date indéfinie… C’est magique, non ?

Extrait du livre « La fascinante histoire de l’écriture » de Marie-Agnès Domin :

Voici d’autres extraits du papyrus que j’ai trouvés :

Si vous ne faites que cela, devenez un expert en écriture:
ces écrivains de la connaissance des événements postérieurs aux dieux,
ceux qui ont prédit l’avenir,
leurs noms sont devenus figés pour l’éternité,
bien qu’ils soient partis, ils ont terminé leur vie,
et tous leurs parents sont oubliés.

Ils ne se sont pas fait une chapelle en cuivre,
ni une stèle en fer du ciel.
Ils n’ont pas réussi à laisser les héritiers,
de leurs enfants, prononcer leurs noms,
mais ils ont acquis des héritiers grâce aux écrits,
aux enseignements de ceux-ci.

On leur donne le livre en tant que prêtre rituel,
Le tableau d’écriture en tant que fils aimant.
Les enseignements sont leurs chapelles,
les écrivains pressent leur enfant
et le bloc de pierre de la femme.
De grand en petit, (tous) sont donnés comme ses enfants,
pour l’écrivain, il est leur chef.

Les portes de leurs chapelles sont défaites,
leurs ka-prêtres sont partis.
Leurs pierres tombales sont maculées de boue,
leurs tombeaux sont oubliés,
mais leurs noms sont lus sur leurs rouleaux,
écrits quand ils étaient jeunes.
On se souvient de les faire, aux limites de l’éternité.

Soyez un écrivain – mettez-le dans votre cœur ,
et votre nom est créé par le même.
Les parchemins sont plus utiles que les pierres tombales,
que de construire un boîtier solide.
Ils agissent comme des chapelles et des chambres,
par le désir de celui qui prononce leur nom.
Il est certain que dans le cimetière, on utilise surtout
un nom dans la bouche des hommes.

Un homme est mort, son cadavre est dans la terre:
quand toute sa famille est étendue dans la terre,
c’est une écriture qui lui permet de se souvenir,
dans la bouche du récitant de la formule.
Les parchemins sont plus utiles qu’une maison construite,
que les chapelles à l’ouest,
ils sont plus parfaits que les tours de palais,
plus durables qu’un monument dans un temple.

Ceux qui ont su prédire l’avenir ,
ce qui est sorti de leur bouche a eu lieu
et peut être trouvé dans (leur) phrasé.
Ils ont la progéniture des autres
comme héritiers, comme si c’était leurs propres enfants.
Ils ont caché leurs pouvoirs dans tout le pays,
pour être lus dans (leurs) enseignements.
Ils sont partis, leurs noms peuvent être oubliés,
mais l’écriture permet de se souvenir d’eux.

Quelques infos sur ce papyrus (c’est fascinant de penser à ces… penseurs d’il y a 3200 ans !) :

L’immortalité de l’écrivain (1200 avant JC)

L’un des groupes de manuscrits Ramesside de Deir el-Médine porte le plus ancien passage égyptien encore en vie, faisant l’éloge de l’écriture et des écrivains, en tant que moyen le plus sûr d’assurer l’immortalité. Cela se produit dans une composition plus longue, incitant un apprenti à persévérer dans l’écriture, dans la tradition de la Satire des métiers.. Selon ce passage, alors que les chapelles d’offrande et les familles ne peuvent pas survivre mille ans, un écrivain est maintenu en vie par ses écrits. Ce n’est pas exactement la même chose que l’immortalité sans nom du nom, où l’existence immortelle consiste en la mémoire d’une personne parmi d’autres. L’ancienne croyance égyptienne en l’immortalité incluait la croyance que les morts avaient besoin de nourriture et de boisson, ce qui était fourni par la récitation de la «formule d’offrande»: le passage ci-dessous révèle l’inquiétude que des monuments et des familles puissent être détruits ou présent dans les générations futures et que, par conséquent, les individus ont besoin d’un public plus large pour prononcer la formule d’offrande de leur nom.

source : https://www.ucl.ac.uk/museums-static/digitalegypt/literature/authorspchb.html

lien vers la conférence URCI : https://www.rose-croix-est.fr/events/la-fascinante-histoire-de-lecriture-lart-de-dessiner-la-parole/

video mantra OM 🙂 :

Et pour terminer, je vous propose un texte que j’ai écrit il y a 7 ans sur l’alchimie de l’écriture (lecture et téléchargement gratuits) où je développe l’idée que l’écriture cristallise l’esprit :
L’écriture, un art alchimique

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