La muse et le poète – Jean Baptiste Messier

Un joli commentaire de mon recueil « La muse et le poète » :
« Sa plume, toujours aussi affirmée, m’a ravie une fois de plus et si vous voulez une belle ode à la féminité, vous serez conquis vous aussi par ce beau recueil, autant par les photos que par les textes. »

FRENESIES LIVRESQUES

Titre : La muse et le poète

Auteur: Jean Baptiste Messier

Résumé :

Recueil de poèmes inspirés des photos en noir et blanc ou couleur de la Muse et modèle : Sarah Vanm.

Mon avis :

A travers un recueil de poèmes agrémentés de belles photos en noir et blanc, jean Baptiste Messier nous rend spectateur du lien qui unit sa muse et son poète.

Un lien tellement unique que l’on a l’impression, à la lecture de ses différents textes, de rentrer dans leurs vies privées, dans leur intimité.

Avec des photos très suggestives, l’auteure nous captive par ses textes empreints de beaucoup de sensualité.

Sa plume, toujours aussi affirmée, m’a ravie une fois de plus et si vous voulez une belle ode à la féminité, vous serez conquis vous aussi par ce beau recueil, autant par les photos que par les textes.

L’auteur a su allier les mots aux…

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« Fondation » d’Isaac Asimov, une daube ?

D’ordinaire, je suis assez nuancé dans mes opinions ou en tous cas j’essaie de l’être mais là impossible.
Tout d’abord la présentation

4ième de couv’ :

En ce début de treizième millénaire, l’Empire n’a jamais été aussi puissant, aussi étendu à travers toute la galaxie. C’est dans sa capitale, Trantor, que l’éminent savant Hari Seldon invente la psychohistoire, une science nouvelle permettant de prédire l’avenir. Grâce à elle, Seldon prévoit l’effondrement de l’Empire d’ici cinq siècles, suivi d’une ère de ténèbres de trente mille ans. Réduire cette période à mille ans est peut-être possible, à condition de mener à terme son projet : la Fondation, chargée de rassembler toutes les connaissances humaines. Une entreprise visionnaire qui rencontre de nombreux et puissants détracteurs…

Mon avis :
Comment une telle nullité peut-elle devenir un classique de SF ?

C’est un vrai mystère.

J’ai lu pas mal voire beaucoup de bouquins de SF (Dick, Herbert, Dan Simons, José Farmer, Clark, Heinlein, Andevon, Le Guin, Bradbury, Stanislas Lem, même Houellebecq tiens !, Silverberg, etc., etc.). J’ai apprécié aussi les nouvelles d’Asimov sur les robots. Alors je me suis dit, chouette un cycle qui promet d’être bien par un auteur renommé et que je ne connais pas !

Je suis tombé de haut !

Le style est complètement plat, les personnages ont une épaisseur voisine de zéro, l’intrigue – y a une intrigue ?-, les descriptions squelettiques, les dialogues insipides !
Tout juste peut-on remarquer le développement du concept de psychohistoire vaguement intéressant… Mais est-ce que ça suffit à donner un quelconque intérêt à ce livre ?
Clairement non, je ne comprends pas comment on peut l’encenser. C’est un mystère. Ou alors quelque chose de la taille d’un livre (!) m’échappe.
Je pense qu’il vaut mieux que je relise dans le genre « Hyperion »de Dan Simmons.

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Mon aventure (et mésaventures) sur le chemin de St Jacques, épisode 1

Résumé des épisodes précédents : J’ai commencé le chemin de St Jacques par tronçons depuis 2018. J’ai ainsi parcouru à pied le Chemin depuis le pas de ma porte à Metz jusqu’à Langres.


Metz :

Langres :

Cette année je comptais faire le tronçon Langres-Le Vézelay.

Pèlerin C’est un terme dont l’étymologie nous amène à la langue Latin (pèlerin). Le concept est utilisé, dans son sens le plus large, pour désigner le sujet qui fait le tour des régions qui lui sont inconnues . (source : https://cf.erf-est.org/12176-peregrino.html ).

Photo tirée du livre : « Guide spirituel des chemins de St Jacques »

Je me souviens que, quand j’avais poursuivi le chemin l’année dernière à partir de Contrexeville jusqu’à Langres, l’hôtelier me désignait à ses employés comme « le marcheur » avec un respect simple (d’autant plus qu’il était Italien et sans doute imprégné de religion). Cette dénomination de « marcheur » m’avait fait plaisir.Mais, cette année en tant que catéchumène baptisé depuis le 28 juin 2020, je passais de « marcheur » à « pèlerin ». Un catéchumène est un adulte qui entreprend de se faire baptiser suite à une catéchèse (formation initiatique chrétienne si on veut) longue de 18 mois.

C’est un pas très fort. Du coup cette année, j’accrochai à mon sac-à-dos une coquille saint Jacques. Bien sûr, je ne pénètre plus dans les églises de la même façon. Non plus en touriste, mais en quelqu’un qui a approfondi la religion chrétienne et catholique en trempant ses doigts dans l’eau bénite (du moins hors période COVID 19) et en faisant le signe de croix, en chrétien donc. Et tel, Bilbo le hobbit, je m’en allais une nouvelle fois, découvrir le monde au-delà de ma région, de mon champs, le bâton à la main. Vivre une aventure…

Toutefois avant de partir, le pèlerin doit réfléchir soigneusement à son sac ^^ :
j’ai trouvé du matériel très léger, fiable et qui prend peu de place : sac de couchage, protection pour sac à dos, pour pantalon, cape de pluie. La tente est légère mais après avoir discuté à Langres avec un pèlerin espagnol qui avait pris pour point de départ l’Angleterre et avait pour point d’arrivée Rome (la via Francigena), il est possible qu’il y ait des tentes encore plus légères. A voir pour l’année prochaine.
Vu la canicule, j’avais pris 4 gourdes d’un litre, ce qui une fois remplies (comme elles le furent) pèsent tout de même 4 kgs en plus ! Sans compter le ravitaillement pour deux jours quand y a même pas d’épicerie sur le chemin !


Je commençais donc par là où j’étais arrivé, c’est à dire Langres. Ci-dessous un diaporama de mon petit séjour à Langres avec la cathédrale St Mamès et le presbytère où je dormai.

Arrivé à Langres, je retrouve mes chaussures complètement usées et trouées que j avais laissées dans un coin l année dernière, au pied du pèlerin ^^. C est amusant mais en même temps émouvant que mes chausses habitent cet abri de pèlerins (au presbytère de la paroisse St Mames).
Le coin où je les avais laissées :

L’endroit où je les ai retrouvées, au pied du pélerin :


À l’origine, j’avais prévu de marcher en juin pour m’assurer une certaine chaleur qui peut être toute relative sur le plateau de Langres mais aussi éviter les grosses chaleurs de juillet août.

Mais le covid est passé par là et a bouleversé mes plans. D’une part, je fus obligé à mon travail de prendre 5 jours de congés pendant le confinement et bien sûr je ne pus entamer ma marche avant la début du déconfinement. J’étais donc coincé à la fois sur la date et sur le nombre de jours que je pouvais prendre pour faire le tronçon. C’était souvent des étapes prévues longues de plus de 30 km, ce qui commence à  faire beaucoup.

Je dus donc marcher mi-août et pire encore au moment de la canicule.

Je m étais pourtant bien préparé. Une pharmacie avec des compeeds pour les ampoules,

Mais voilà, pour aller au plus vite sur Is sur Tille qui est un noeud pour arriver au Vézelay (voir carte ci-dessus), je devais d’une part marcher longtemps et en plus sur le goudron. Or même en commençant à marcher vers 7h, la température dépassait les 28 à partir de 10-11h. Donc même en partant tôt, je ne pouvais échapper à la chaleur. Et avec l échauffement dû au goudron (dimanche vers 14h, le goudron fondait), les pieds chauffent encore plus et les ampoules ont fait leur apparition dès le premier jour. J aurais sans doute dû mettre mes compeeds en prévention et non pour guérir.
Jamais je ne fus aussi content de découvrir une fontaine à l’eau bien fraîche à Orcevaux (au moment où j’ai pris cette photo, il devait faire plus de 35 degrés au soleil, jamais autant bu de ma vie sans avoir envie d’aller au petit coin) :

Vers Vaillant en Haute Marne (extrême sud, limite Bourgogne), vers 21h je posai un bivouac sauvage dans un champ complètement sec et désolé quelque part au milieu de nulle part :

(suite au prochain épisode)

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« La peau du monstre » de Stella Tanagra, chronique

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Présentation :
« Un fort sentiment de décalage anime Stella TANAGRA depuis toujours : étrangère aux convenances sociales ; montrée du doigt comme un monstre sauvage loin de se conformer.

Cette vie de spécimen a éclairé son chemin d’auteur par-delà des sentiers battus pour mieux emprunter des passages interdits. Pendant plus d’une décennie, de son adolescence à ce jour, ses seules échappatoires ont été de vivre secrètement ses expériences et de trouver refuge dans l’écriture.

La nature (in)humaine est inlassablement au cœur de ses projets littéraires dans lesquels la corporalité, l’intime et le rapport à l’autre ne cessent d’être bousculés.  »

Mon commentaire :

Après un détour gentillet qui lorgnait vers la romance érotique, « Les dessous de l’innocence », Stella nous revient avec un opus majeur. « La peau du monstre » renoue  avec ses premières amours ou délits d’initiée avec une dose d’érotisme en moins par rapport à « Sexe primé » et « Sexe cité », parus aussi aux éditions IS, mais avec en plus une intraveineuse de monstruosité.

Qu’est-il sorti de son alambic après une fermentation qu’on imagine longue en bouche ?

La quintessence de la violence sourde, celle qui frappe le plus le lecteur car elle est retenue comme un arc bandé. Le Lecter. Elle transforme le lecteur en cannibale de ses hosties démoniaques. Hosties au pluriel car il s’agit d un recueil de nouvelles. L’amateur de foies humains agrémentés d’un bon chianti et d’une musique délicate y trouvera son compte. Car il s’agit de textes raffinés que les esthètes, en recherche de littérature originale, sauront apprécier.
Stella_Tanagra_Peau_du_monstre Qu’on ne s’y trompe pas, la monstruosité ici mise en scène n’a rien à voir avec des « Aliens » ou autre « Elephant man », mais bien des monstruosités psychologiques que l’on peut retrouver chez Hannibal Lecter par exemple. Ce sont des monstruosités en tant que personnalités hors normes et effrayantes. Le ressenti du lecteur tire sur l’horreur, l’effroi mais pas seulement.
Le récit est d’autant plus immersif et par là-même mérite son titre de « La peau du monstre » que chacune des nouvelles est écrite à la première personne. Stella joue sur plusieurs cordes, le malaise du lecteur (comme « Ventrue » ou « Barathre »), un certain humour (du moins qui m’a paru tel sur les dernières nouvelles « Eloge bestial » et « Eloge à l’abominable Dagobah » ^^ notamment) et un  travail sur la langue réjouissant (en cela elle est unique), des descriptions qui flirtent parfois avec l’obscure lumière de Mallarmé . Verve rabelaisienne dans la jouissance de la langue, des images, et des mots.

La littérature de Stella peut faire penser de loin à la production d’Amélie no tombe, elle soutient parfaitement la comparaison, mais avec un fond beaucoup plus viscéral et vicieux. Plus vrai et sincère en définitive. Plus émotionnel et brutal aussi. Elle joint l’intellectuel, le cérébral, et l’émotionnel, l’instinctif. Cela surprend quand on la côtoie in real, silhouette fluette, gracieuse et charmante (mais pas charmeuse). Avec une aura rare (hé oui) de réserve, de mystère et de classe. Je situerais plus « La peau du monstre » dans le sillon d’œuvres d’auteurs totalement méconnus (et qui pourtant méritent le détour hélas) comme Jean Levant avec « 13 espèces de monstre » et « les contes de l’ombre » de Nicolas Gramain. Ou encore, plus renommé celui-ci, « Le Golem » de Meyrink. Et enfin le « Maldoror » de Lautréamont. Ces références pour vous planter le décor.

Stella, à l’in »star » de ces deux recueils « Sexe cité » et « Sexe primé » s’ingénie à nous concocter des chutes qui viennent renverser notre point de vue ou alors résoudre l’énigme que pose son récit. En cela, il y a aussi un jeu avec le lecteur. Cependant il y a un risque à cacher des informations au lecteur qui le mettraient immédiatement sur la piste décodée de ce qui se passe réellement : c’est que le rythme du récit en souffre au profit de l’ornement textuel et des tours de prestidigitatrice.
A mon avis Stella Tanagra n’échappe pas totalement à cette difficulté. Ce livre est donc plus destiné  à des lecteurs attachés à un fond complètement décalé et à la forme unique par son utilisation du langage, qu’à des lecteurs qui cherchent à lire de « bonnes histoires ». C’est une véritable expérience littéraire novatrice que Stella propose à notre conscience et à notre palais. Ces hosties sataniques, il faut les déguster une à une, et lentement.
Allez un extrait de la monstruosité qui vous donnera une idée de la Bête :
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D’où vient le sentiment de nation française, d’être français

D’où vient le sentiment de nation française, d’être français ?

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En tant que personne qui a un patronyme parfaitement français, qui possède la blancheur de peau, que je le veuille ou non, je m’identifie parfaitement et facilement à la notion de « français ». Je me sens français, je suis français, c’est facile et automatique.
Le sentiment de nation donc le sentiment d’appartenir à un même groupe qui vitalise la notion de notre pays se construit entre autres autour d’un mythe, d’une histoire commune qu’on se lègue de générations en générations, qu’on apprend à l’école : l’Histoire de France. Le français, la personne née en France se l’approprie ou essaie de se l’approprier avec plus ou moins de difficultés.

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Mais toutes les personnes nées en France peuvent-elles s’approprier facilement l’histoire de France, la culture française et de manière quasi automatique ? Évidement non. Ce n’est donc pas sur l’Histoire de France que peut se fonder le sentiment d’être français pour toutes les personnes nées en France.

La couleur de peau ne se différencie pas seulement au niveau visuel mais elle est porteuse de racines historiques qui se greffent à l’histoire de  France de manière plus ou moins ancienne et surtout harmonieuses et pacifiques. Elle dit aussi que la personne a des racines étrangères, une histoire personnelle différente et qui ne peut s’identifier à ce grand mythe, l’histoire de France. C’est un fait sur lequel l’individu qui est dans ce cas-la (qui se traduit par un patronyme d’origine clairement étrangère et/ou une couleur de peau non blanche) qui naît et qui n’a rien demandé ne peut échapper. La couleur blanche est porteuse qu’on le veuille ou non de racines européennes et judéochrétienne.

Dès lors sur quoi peut se fonder le sentiment de nation française, d’être français ?


Sur l’adhésion aux valeurs universelles de la République (notamment la laïcité et la démocratie, la liberté d’expression, la liberté de culte et je dois en oublier) et des droits de l’Homme qui sont le fondement en quelque sorte de notre France actuelle, car elle sont le produit de son histoire. Ces valeurs concernent tous les hommes et toutes les femmes sans distinction de race, de religion, de sexe ou d’appartenance politique.
La nation française ne peut donc être d’essence communautariste au risque de nier son identité.
La notion d’être français, d’appartenir à la France est un effort permanent pour vivre ces valeurs.

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 C’est là dessus et uniquement là-dessus que peut se fonder le sentiment d appartenance à la nation française du moins pour pour les personnes  qui ont des racines qu’ils savent d’un autre pays ou d’une autre histoire, d’un lien avec l’histoire de France qui a pu être douloureux comme le colonialisme et le racisme.


Mais et c’est là que la bât blesse, on ne peut espérer que tous ces fils et filles d’une histoire étrangère et pour certains  douloureuse prennent conscience de cet effort pour rejoindre la nation ou même y consentent. Car c’est un effort vers le bien et tous ne sont pas prêts à l’accomplir pour les beaux yeux de la France.

D’autre part les gens qui s’identifient facilement au mythe de l’histoire de France c’est à dire les blancs, soyons clair si j’ose dire auront tendance à considérer comme étranger ces personnes filles d’une autre histoire alors qu’en fait elles sont françaises de droit. Et donc à nourrir un sentiment de rejet plus ou moins justifié par le fait que ces origines étrangères véhiculent des valeurs qui peuvent être en contradiction avec les valeurs de la République et des droits de l’homme (je pense en particulier au rôle de la femme dans nos sociétés, dans notre société française nous poussons pour qu’elle acquiert liberté et égalité, ce n’est pas le cas de toutes les cultures et c’est un hiatus essentiel dans l’intégration).

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