Chronique de « Vivons-nous plus d’une seule vie » de Jeffrey Iverson

La preuve que la réincarnation existe. Une démarche scientifique de vérification des faits par de multiples historiens est appliquée.
Ce livre est seulement trouvable d’occasion et peu d’exemplaires doivent encore circuler, du moins en français.

Présentation :

Vivons-nous une seule vie ?


La preuve de la réincarnation. Livre fascinant. Encore un livre qui ne paie pas de mine, sur lequel je suis tombé par hasard chez un brocanteur, et qui pourtant est capital, essentiel pour asseoir notre conviction que la réincarnation existe.

Préambule : Par esprit de déduction c’est à dire partir de principes abstraits pour logiquement arriver à une conclusion, je crois à la réincarnation. Une intelligence suprarationelle organise l’univers. Il y a quelque chose en nous, dans notre nature qui tend vers le bien. Cette tendance à vouloir le bien est donc une conséquence, une création de cette intelligence « divine ».
Le divin en nous tend vers le bien. Mais ce bien, pour se développer, a besoin de plusieurs incarnations. Il est bien évident qu’en une vie, il est difficile pour la très très grande majorité (dont je fais partie) des femmes et des hommes, d’atteindre de très loin même une approximative perfection.:) Il est donc logique que nous ayons besoin de plusieurs vies pour témoigner de la perfection du divin en nous. C’est cohérent à partir des présupposés raisonnables que je viens d’expliquer.

Le livre proprement dit :
Ce livre, lui, n’est pas déductif mais empirique. C’est à dire inductif.  Il présente en détail et en profondeur le cas principal d’une femme américaine, Jane Evans, qui, lors de séances d’hypnose par Arnall Bloxham, en régression, se remémore 7 vies antérieures à des époques reculées (antiquité, moyen-âge avec le massacre de juifs à York, et xvieme siècle) qui se passent dans des lieux et à des époques qu’elle ne peut connaitre de son vivant.

Un seul exemple bien argumenté et vérifié permet d’affirmer que la réincarnation est une réalité. Et ce cas le montre. Nous ne sommes pas dans le cas du quantitatif mais du qualitatif.Cette femme se remémore des scènes décrites à la première personne du singulier (et ce point est important). Au fur et à mesure, elle revit les choses avec un luxe de précisions et des détails historiques que seul des historiens experts peuvent connaître et confirmer. C’est parfois émouvant à lire car elle revit littéralement ces vies. Or elles se terminent souvent de manière dramatique avec des morts violentes. Des historiens écoutent les séances de régression et confirment.Je ne connaissais pas le massacre même par le feu de juifs d’York (hommes, femmes, enfants) au moyen-âge. Elle se remémore aussi une vie d’épouse romaine en Bretagne qui évoque des histoires d’empereur romain dont tous les détails pourtant méconnus ont été vérifiés par des historiens.

Dans une autre vie qui m’a surpris, elle est la servante de Jacques Cœur, un riche homme français important à l’époque de Charles VII dont le nom est bien connu des milieux ésotériques (mais l’auteur américain n’est visiblement pas au courant de cet aspect). Ce qui est sûr, c’est que tous les détails concernant la vie de la cour de Charles VII avec ses maîtresses notamment sont rigoureusement exacts et elle donne une parfaite description des décors des hôtels particulier de Jacques Cœur.
Tous les détails ont été vérifiés soit en allant sur place soit en interrogeant de multiples historiens.
Tout ceci emporte notre conviction.

À  noter :
Les réincarnations décrites ne s’inscrivent pas dans une même ligne héréditaire.
D’autre part, entre la première des 7 vies décrites de Jane Evans et la dernière , je ne note pas de progression spirituelle. Je n’ai pas l’impression d’un mécanisme où une vie suivante viendrait pour corriger les erreurs d’une vie passée ce qui est la théorie en vogue dans certains courants spirituels. La dernière vie de Jane Evans concerne une religieuse dans un couvent du début XXième mais celle-ci ne semble pas avoir la vocation et est frustrée par sa vie cloîtrée. Pas d’illumination. De toute manière cet angle spirituel n’est pas du tout celui du livre. Il ne semble pas y avoir non plus de continuité entre les personnalités, les caractères.
Toutes les réincarnations de Janes Evans sont des femmes.

La régression d’un sujet homme concerne la vie d’un homme frustre, marin de la marine de guerre anglaise (là aussi avec des détails saisissants). Il semblerait donc que nous ne changions pas de sexe lors des réincarnations.
Les vies évoquées dans les régressions concernent des vies tout à fait ordinaires. Aucune n’est la réincarnation d’une célébrité de l’histoire.
Question qu’on peut se poser :
Est-ce que toutes les personnes décédées vivent une réincarnation (du moins le principe éternel qu’elle porterait, qu’on peut appeler âme ou corps psychique) ou seulement certaines ? Les autres retournant au néant ? La question ne trouve pas ici de réponse. Si mes présupposés sont corrects, à savoir qu’un Principe bon œuvre en nous, il serait cohérent de le penser.
Une hypothèse (absolument pas évoquée dans le livre) audacieuse et ésotérique et qui expliquerait que les vies antérieures ne correspondent pas une lignée ancestrale serait que les sujets hypnotisés ont accès à la mémoire akashique de manière… anarchique. Du coup, ce ne serait pas exactement ce qu’on pourrait appeler des réincarnations.

Extrait préface :

A propos Jean-Baptiste Messier

J'ai toujours été guidé par l’idée de produire des textes originaux, provocateurs voire transgressifs. La littérature érotique est mon domaine de prédilection même si j'aime parfois composer des cocktails avec le fantastique, la SF ou la fantasy. J'écris aussi des chroniques sur des livres très divers et évoque parfois des sujets assez polémiques ou spirituels. A découvrir. ;)
Cet article, publié dans chronique, Livres, Non classé, religion, spiritualité, est tagué , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

8 commentaires pour Chronique de « Vivons-nous plus d’une seule vie » de Jeffrey Iverson

  1. Le tout venant étant pris, on sort le bizarre ?
    Petite taquinerie à la Audiard cher Sire Astronome…
    Allez vous bien ?
    J’espère que oui.
    Je vois que vous connaissez bien les anciennes librairies de Paris…
    …quoique ?
    Existe-t-elle toujours, celle que je pense ?
    Amitiés et Bisous
    Miss G

    Aimé par 1 personne

  2. brindille33 dit :

    Bonjour Jean-Baptiste,
    Comme j’aimais cette collection. Ces expériences sont étonnantes et m’interpellent, puisque vérifiées.
    Bon week-end 😀
    Geneviève

    Aimé par 1 personne

  3. J en connais une dans le quartier latin sur le bord de la Seine… quelque temps que je n y ai pas mis les pieds… que veux-tu sous-entendre par « subitement très rares » ?:)
    Tu crois que c est un complot ? :p

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s