Mon aventure (et mésaventures) sur le chemin de St Jacques, épisode 1

Résumé des épisodes précédents : J’ai commencé le chemin de St Jacques par tronçons depuis 2018. J’ai ainsi parcouru à pied le Chemin depuis le pas de ma porte à Metz jusqu’à Langres.


Metz :

Langres :

Cette année je comptais faire le tronçon Langres-Le Vézelay.

Pèlerin C’est un terme dont l’étymologie nous amène à la langue Latin (pèlerin). Le concept est utilisé, dans son sens le plus large, pour désigner le sujet qui fait le tour des régions qui lui sont inconnues . (source : https://cf.erf-est.org/12176-peregrino.html ).

Photo tirée du livre : « Guide spirituel des chemins de St Jacques »

Je me souviens que, quand j’avais poursuivi le chemin l’année dernière à partir de Contrexeville jusqu’à Langres, l’hôtelier me désignait à ses employés comme « le marcheur » avec un respect simple (d’autant plus qu’il était Italien et sans doute imprégné de religion). Cette dénomination de « marcheur » m’avait fait plaisir.Mais, cette année en tant que catéchumène baptisé depuis le 28 juin 2020, je passais de « marcheur » à « pèlerin ». Un catéchumène est un adulte qui entreprend de se faire baptiser suite à une catéchèse (formation initiatique chrétienne si on veut) longue de 18 mois.

C’est un pas très fort. Du coup cette année, j’accrochai à mon sac-à-dos une coquille saint Jacques. Bien sûr, je ne pénètre plus dans les églises de la même façon. Non plus en touriste, mais en quelqu’un qui a approfondi la religion chrétienne et catholique en trempant ses doigts dans l’eau bénite (du moins hors période COVID 19) et en faisant le signe de croix, en chrétien donc. Et tel, Bilbo le hobbit, je m’en allais une nouvelle fois, découvrir le monde au-delà de ma région, de mon champs, le bâton à la main. Vivre une aventure…

Toutefois avant de partir, le pèlerin doit réfléchir soigneusement à son sac ^^ :
j’ai trouvé du matériel très léger, fiable et qui prend peu de place : sac de couchage, protection pour sac à dos, pour pantalon, cape de pluie. La tente est légère mais après avoir discuté à Langres avec un pèlerin espagnol qui avait pris pour point de départ l’Angleterre et avait pour point d’arrivée Rome (la via Francigena), il est possible qu’il y ait des tentes encore plus légères. A voir pour l’année prochaine.
Vu la canicule, j’avais pris 4 gourdes d’un litre, ce qui une fois remplies (comme elles le furent) pèsent tout de même 4 kgs en plus ! Sans compter le ravitaillement pour deux jours quand y a même pas d’épicerie sur le chemin !


Je commençais donc par là où j’étais arrivé, c’est à dire Langres. Ci-dessous un diaporama de mon petit séjour à Langres avec la cathédrale St Mamès et le presbytère où je dormai.

Arrivé à Langres, je retrouve mes chaussures complètement usées et trouées que j avais laissées dans un coin l année dernière, au pied du pèlerin ^^. C est amusant mais en même temps émouvant que mes chausses habitent cet abri de pèlerins (au presbytère de la paroisse St Mames).
Le coin où je les avais laissées :

L’endroit où je les ai retrouvées, au pied du pélerin :


À l’origine, j’avais prévu de marcher en juin pour m’assurer une certaine chaleur qui peut être toute relative sur le plateau de Langres mais aussi éviter les grosses chaleurs de juillet août.

Mais le covid est passé par là et a bouleversé mes plans. D’une part, je fus obligé à mon travail de prendre 5 jours de congés pendant le confinement et bien sûr je ne pus entamer ma marche avant la début du déconfinement. J’étais donc coincé à la fois sur la date et sur le nombre de jours que je pouvais prendre pour faire le tronçon. C’était souvent des étapes prévues longues de plus de 30 km, ce qui commence à  faire beaucoup.

Je dus donc marcher mi-août et pire encore au moment de la canicule.

Je m étais pourtant bien préparé. Une pharmacie avec des compeeds pour les ampoules,

Mais voilà, pour aller au plus vite sur Is sur Tille qui est un noeud pour arriver au Vézelay (voir carte ci-dessus), je devais d’une part marcher longtemps et en plus sur le goudron. Or même en commençant à marcher vers 7h, la température dépassait les 28 à partir de 10-11h. Donc même en partant tôt, je ne pouvais échapper à la chaleur. Et avec l échauffement dû au goudron (dimanche vers 14h, le goudron fondait), les pieds chauffent encore plus et les ampoules ont fait leur apparition dès le premier jour. J aurais sans doute dû mettre mes compeeds en prévention et non pour guérir.
Jamais je ne fus aussi content de découvrir une fontaine à l’eau bien fraîche à Orcevaux (au moment où j’ai pris cette photo, il devait faire plus de 35 degrés au soleil, jamais autant bu de ma vie sans avoir envie d’aller au petit coin) :

Vers Vaillant en Haute Marne (extrême sud, limite Bourgogne), vers 21h je posai un bivouac sauvage dans un champ complètement sec et désolé quelque part au milieu de nulle part :

(suite au prochain épisode)

A propos Jean-Baptiste Messier

J'ai toujours été guidé par l’idée de produire des textes originaux, provocateurs voire transgressifs. La littérature érotique est mon domaine de prédilection même si j'aime parfois composer des cocktails avec le fantastique, la SF ou la fantasy. J'écris aussi des chroniques sur des livres très divers et évoque parfois des sujets assez polémiques ou spirituels. A découvrir. ;)
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